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Le secteur du BTP en France emploie près de 1 400 000 collaborateurs, et la conduite de grues figure parmi les professions les plus techniques et les plus recherchées. Les entreprises manquent de profils spécialisés, et le métier de grutier est une véritable ouverture vers un avenir stable et valorisé.
Mais comment devient-on grutier ?
Faut-il un diplôme ? Un CACES ? Une formation longue ou un simple certificat ? Peut-on se lancer en reconversion ? Et combien gagne-t-on une fois en cabine ?
Dans ce guide, on fait le point, étape après étape, pour vous aider à comprendre le parcours, les formations, les obligations légales, et les débouchés du métier de grutier.

Le grutier est le professionnel qui conduit une grue à tour, l’engin emblématique des chantiers de construction. Son rôle est de lever, déplacer et déposer des charges lourdes en hauteur, avec une précision millimétrée, en coordination permanente avec un chef de manœuvre ou un signaleur.
Ce métier exige de la vigilance, une parfaite compréhension de la sécurité et une grande maîtrise des mouvements de la grue. Le grutier peut travailler en cabine perchée ou à distance via télécommande, selon le type de grue.
Il existe plusieurs familles de grues, mais cet article se concentre uniquement sur celles qui relèvent du CACES® R.487, c’est-à-dire les grues à tour utilisées sur les chantiers du bâtiment :
À ne pas confondre avec les grues mobiles, qui relèvent du CACES® R.483 et correspondent à un autre métier.
Pourquoi parle-t-on en CACES® ?
Le CACES® est la référence nationale qui certifie qu’un conducteur sait utiliser un engin en sécurité. Pour les grues à tour, le CACES® R.487 atteste des compétences pratiques et théoriques exigées sur chantier. C’est ce certificat que les employeurs demandent, car il garantit la maîtrise des règles de sécurité, des charges et des manœuvres.
La conduite d’une grue impose une visite médicale obligatoire : bonne vision, bonne audition, absence de vertige et capacité de concentration élevée.
Cette formation enseigne la sécurité, les gestes professionnels, la lecture du tableau de charges et les manœuvres essentielles. Elle dure en général 3 à 5 jours.
Le CACES® n’est pas un diplôme mais une certification indispensable pour conduire une grue à tour en sécurité. Sans ce certificat, aucun employeur ne peut vous confier une grue.
Que vous soyez jeune diplômé, salarié du BTP ou en reconversion, le CACES® R.487 est la clé d’accès au métier.
Le métier de grutier reste accessible à plusieurs profils. Certains passent par un cursus scolaire classique, d’autres se forment plus tard, parfois après plusieurs années dans le BTP. Quel que soit le parcours, une règle ne change pas : il faut obtenir le CACES® R487 pour conduire une grue à tour.
Si vous souhaitez déjà vous orienter vers le BTP, deux diplômes sont adaptés.
Le CAP Conducteur d’engins – travaux publics et carrières est un diplôme en deux ans qui forme à la conduite d’engins comme les pelles hydrauliques, chargeuses ou compacteurs, ainsi qu’aux bases du terrassement et de la sécurité sur chantier. Il développe aussi des compétences en maintenance de matériel et en lecture de plans.
Le BP Conducteur d’engins – travaux publics et carrières forme à la conduite avancée des engins de chantier. Il développe la lecture de plans, l’organisation des travaux et la maîtrise technique des machines, tout en renforçant la sécurité et la maintenance courante.
C’est un excellent complément au CAP pour évoluer vers des engins plus complexes, dont la grue à tour (avec le CACES® R.487).
Peu importe votre parcours scolaire : pour devenir grutier, il faudra obligatoirement obtenir le CACES® R.487. C’est lui qui prouve vos compétences et qui permet aux entreprises de vous recruter en respectant les règles de sécurité.
Articles R.4323-55 et R.4323-56
Que vous veniez d’un autre secteur ou que vous travailliez déjà sur chantier, le chemin est sensiblement le même : se former à la conduite de la grue à tour puis obtenir le CACES® R.487.
La différence se fait principalement sur la durée de la formation.
La formation la plus complète, idéale si vous partez de zéro ou si vous voulez un vrai diplôme métier.
Vous apprenez :
Durée typique : 8 à 12 semaines
Public : reconversion, demandeurs d’emploi, adultes sans expérience chantier.
Le TP Conducteur de grue à tour forme au métier, mais ne remplace pas le CACES®. Pour travailler, il faudra obligatoirement obtenir le CACES® R.487, parfois intégré directement dans la formation TP selon les centres.
Beaucoup de personnes qui passent le CACES® grue à tour sont déjà dans le BTP.
Si vous êtes conducteur d’engins, manœuvre, coffreur, ou même déjà titulaire d’un autre CACES® comme le R.483, vous faites partie des profils qui évoluent naturellement vers la grue à tour.
Dans ce cas, la formation courte de 3 à 5 jours est généralement la plus adaptée : vous connaissez déjà le terrain, les règles de sécurité et le fonctionnement d’un chantier, ce qui vous permet d’apprendre plus vite et d’accéder rapidement au poste de grutier.
Vous l’avez compris : pour conduire une grue à tour, la seule certification reconnue est le CACES® R.487. Il évalue votre capacité à manœuvrer en sécurité, à lire les charges et à comprendre l’environnement du chantier.
Contrairement à une idée répandue, le CACES® n’est pas “permis grue”. C’est un référentiel national structuré, avec des catégories qui définissent précisément le type de grue que vous serez autorisé à conduire. Vous passerez un examen théorique et pratique, selon des règles encadrées par l’INRS et la Cnam.
C’est la grue “classique” que l’on voit sur la plupart des chantiers de bâtiments. Elle possède une flèche horizontale avec un chariot qui se déplace pour positionner la charge.
Elle est montée pièce par pièce, puis fixée au sol ou posée sur des rails. La conduite se fait obligatoirement depuis la cabine, même si certains chantiers utilisent aussi la télécommande ou la translation sur rails.

Catégorie 1 : grue à tour à montage par éléments à flèche horizontale
Ici, la flèche ne reste pas horizontale : elle se relève, un peu comme un bras articulé. Ce type de grue est très utile en ville ou dans les chantiers confinés, où l’on manque d’espace. Là encore, la conduite se fait en cabine, avec en option la télécommande ou la translation sur rails.

Catégorie 2 : grue à tour à montage par éléments à flèche relevable
Aussi appelée “grue à montage rapide”, elle se déploie toute seule en quelques minutes. C’est une grue plus compacte, qui tourne depuis la base et offre une hauteur plus faible qu’une grue à tour classique. La conduite se fait surtout à distance avec une télécommande, mais certains modèles peuvent aussi être équipés d’une petite cabine.

Catégorie 3 : grue à montage automatisé (GMA)
Voyons maintenant où un grutier peut travailler et comment évolue sa carrière.
Le métier de grutier reste l’un des plus demandés du BTP. D’après les données France Travail, plus de 60 % des recrutements dans la conduite d’engins sont jugés “difficiles”, faute de candidats qualifiés. Dès que vous obtenez le CACES® R.487, vous entrez dans un métier en tension, avec des débouchés rapides.
C’est là que travaillent la majorité des grutiers.
Vous intervenez sur les chantiers de logements, immeubles, bureaux, mais aussi sur les ouvrages complexes : ponts, stades, tunnels, barrages…
La région Île-de-France annonce chaque année près de 1 000 projet de recrutements pour les conducteurs d’engins du bâtiment, dont plus de 70 % de recrutements difficiles (France Travail).
Ports, quais, chantiers navals : ces sites utilisent des grues spécifiques et recherchent des profils capables de lever des charges volumineuses en milieu exposé au vent.
Les candidats qualifiés pour ces environnements sont rares, ce qui en fait des postes très valorisés pour les titulaires du R.487.
Certaines usines et sites industriels (aéronautique, métallurgie, énergie, nucléaire) utilisent des grues fixes ou semi-fixes pour des opérations de levage très précises.
Ces environnements recherchent régulièrement des conducteurs formés, mais peinent à recruter : dans les métiers liés aux travaux publics et aux opérations techniques de levage, plus de 74 % des postes sont jugés difficiles à pourvoir (enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2024).
Même si ces missions relèvent souvent du CACES® R.483 (grue mobile), beaucoup de grutiers R.487 évoluent vers ce type de levage : pose d’éléments préfabriqués, charpentes, cuves, interventions exceptionnelles…
C’est un autre métier, mais les deux compétences se complètent bien.
Avec quelques années d’expérience, un grutier peut évoluer vers :
Les compétences acquises, sécurité, coordination, précision, sont très recherchées et ouvrent de réelles perspectives.
Le métier de grutier fait partie des postes du BTP où la responsabilité élevée se traduit par une rémunération attractive. Même en début de carrière, les salaires sont supérieurs à la moyenne du secteur, et ils progressent rapidement avec l’expérience.
| Niveau d’expérience | Salaire estimé | Particularités | Exemples de situations |
|---|---|---|---|
| Débutant (CACES® R.487 obtenu) |
~ 1 600 € nets / mois ~ 25 000 € bruts / an |
Salaire variable selon la région et le type de chantier. | Premier poste sur grue à tour, chantiers standards. |
| Expérience 5 à 10 ans | 2 000 à 2 200 € nets / mois Jusqu’à ~ 35 000 € bruts / an |
Rémunération supérieure sur des chantiers techniques. | Charges lourdes, chantiers complexes, zones urbaines denses. |
| Selon la région | IDF : ~ 2 300 € nets Grandes métropoles : 2 000–2 200 € nets Zones rurales : 1 700–1 900 € nets |
Forte variation selon densité des chantiers et demande locale. | IDF (hauteur, rythme), Lyon/Marseille/Toulouse, zones rurales. |
| Primes & avantages | + Plusieurs centaines d’euros / mois selon entreprise. | Panier, déplacements, intempéries, participation, mutuelle… | Grandes entreprises du BTP : Vinci, Bouygues, Eiffage, etc. |
À retenir
Le métier de grutier est bien rémunéré dès le début, et l’évolution est rapide. L’expérience, la région et le type de grue influencent fortement le salaire, tandis que les primes peuvent représenter une part importante du revenu total. Un grutier confirmé dépasse souvent les 2 000 € nets, et davantage encore sur les chantiers à forte technicité.
Que vous soyez étudiant, salarié du bâtiment ou en pleine reconversion, le parcours reste clair : obtenir l’aptitude médicale, se former à la conduite de la grue à tour, et décrocher votre CACES®. Une fois cette étape franchie, les débouchés sont nombreux : logements, grands ouvrages, industrie, portuaire, chantiers techniques… et les évolutions tout autant, jusqu’au poste de chef d’équipe ou chef de chantier.
C’est un métier exigeant mais valorisant, qui offre une rémunération attractive dès les premières années et de réelles perspectives d’évolution. Si vous aimez la technique, la précision et le travail d’équipe, la cabine n’attend plus que vous.
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Avant de vous lancer, voici les questions que tout futur grutier se pose.
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