Nous utilisons des cookies pour vous fournir l'ensemble de nos services, notamment la recherche et les alertes. En acceptant, vous consentez à notre utilisation de ces cookies.
Choisir mes préférences

Les installateurs IRVE interviennent sur des situations très différentes : une borne à poser chez un particulier, un parking de copropriété à équiper, ou un site professionnel qui demande de la charge rapide. Selon le type d'installation, le degré de technicité n'est pas le même ; les niveaux P1, P2 et P3 ont justement été pensés pour accompagner cette montée en compétence.
Le P1 suffit pour les installations AC simples. Le P2 devient nécessaire dès qu'il faut gérer de la communication ou une supervision. Le P3 concerne les bornes rapides en courant continu, utilisées sur les projets les plus puissants.
Avec ces écarts de complexité, la question revient souvent chez les installateurs : pourquoi passer du niveau P1 au niveau P3 ?

Le niveau P1 correspond au premier socle de compétences en IRVE. Il prépare à installer des bornes AC jusqu'à 22 kW non communicantes, c'est-à-dire des équipements qui fonctionnent en mode autonome.
Dans les faits, ce niveau répond surtout à des situations simples :
Ce cadre fonctionne pour du résidentiel, mais montre vite ses limites dès que l'on passe en environnement professionnel. Dans une entreprise, une copropriété ou un parking collectif, les besoins sont rarement aussi basiques. On demande :
Or, ces éléments ne relèvent pas du niveau P1. C'est pour cela que beaucoup d'installateurs voient le P1 comme un point de départ : il donne les bases, mais il ne suffit pas pour couvrir les demandes courantes du marché professionnel, aujourd'hui tourné vers des infrastructures communicantes et pilotées.
Bon à savoir
Les bornes AC fournissent un courant alternatif compris entre 3,7 et 22 kW. Sur ce type d'installation, la conversion du courant est assurée par le chargeur embarqué du véhicule, qui transforme l'AC en courant continu pour charger la batterie. Cette conversion étant limitée par la puissance du chargeur interne, la recharge reste plus lente que sur une borne DC, même si l'installation peut être communicante ou pilotée (cas du P2). C'est ce principe qui fait de l'AC la base des installations résidentielles et des sites où la puissance disponible est plus modérée.
Le résidentiel collectif progresse, et les derniers chiffres du baromètre Avere-France / AFOR / Enedis le montrent clairement : 37 326 immeubles ont validé le déploiement d'une infrastructure collective, et 12 628 sont déjà équipés. À cela s'ajoutent 32 069 points de recharge installés au deuxième trimestre 2025.
Ces installations reposent sur des bornes AC communicantes, intégrées à une supervision et pilotées pour gérer plusieurs utilisateurs.
Les besoins sont désormais très éloignés d'une simple borne individuelle. Les gestionnaires recherchent :
Ces exigences structurent le marché actuel : l'AC communicant est devenu la norme, et il correspond clairement au périmètre P2.
Mais ce n'est qu'un volet du marché.
Dès que l'on dépasse le résidentiel collectif pour aller vers des usages plus intensifs (flottes professionnelles, dépôts logistiques, parkings publics, hubs de recharge rapide) les attentes changent : puissance plus élevée, continuité de service, temps de charge réduits. C'est là que les projets basculent vers des bornes DC à haute puissance, réservées aux installateurs formés au niveau P3.
Autrement dit :
Cette évolution du marché est ce qui justifie, pour un installateur, le passage du P1 au P3 via le P2 : le P2 répond au présent, le P3 répond déjà à ce qui se développe le plus vite.
Le niveau P2 permet de travailler sur des bornes AC communicantes, aujourd'hui utilisées dans la plupart des sites collectifs ou professionnels. On y apprend à configurer la borne, à la raccorder au réseau du site et à la relier à une supervision. Ces compétences sont indispensables dès qu'il y a plusieurs points de charge, un suivi des consommations ou une gestion de puissance à mettre en place.
En pratique, c'est le niveau recherché lorsque l'on intervient en entreprise ou en copropriété. Le P2 devient alors la base technique pour exploiter des installations connectées et préparer l'installateur à des projets plus exigeants, notamment ceux où la montée en puissance conduit naturellement au niveau P3.
Le niveau P3 concerne les bornes en courant continu (DC). La conversion AC/DC ne se fait plus dans le véhicule, mais dans la borne elle-même, grâce à un convertisseur intégré. Le courant est ensuite envoyé directement dans la batterie, sans étape intermédiaire.
Résultat : les puissances disponibles n'ont plus rien à voir avec celles de l'AC. Là où une borne AC délivre 3,7 à 22 kW, une borne DC peut atteindre 50, 150, 300 kW, voire davantage sur certains modèles. C'est ce qui permet de recharger un véhicule en quelques minutes sur les hubs publics, les flottes d'entreprise ou les dépôts logistiques.
Le référentiel Avere-France précise que le P3 forme à la mise en œuvre de ces infrastructures : compréhension du fonctionnement DC, conception de l'installation, maîtrise des modules de puissance et contrôles nécessaires avant mise en service.
Pour un installateur, c'est l'accès aux chantiers les plus techniques et aux projets qui demandent une parfaite maîtrise de la puissance et de la stabilité de l'installation.
Compléter le parcours P1 → P2 → P3 change la manière de travailler : l'installateur devient capable de gérer une infrastructure complète, avec ses contraintes réseau, sa logique de supervision et ses besoins en puissance. Cette polyvalence compte vraiment sur le terrain.
Elle permet de répondre à des demandes très différentes : l'installation AC simple chez un particulier, la mise en service d'un parking communicant en copropriété, ou la création d'un point de charge rapide pour une flotte qui doit tourner en continu.
Cette montée en compétence a aussi un impact direct sur les appels d'offres. Les donneurs d'ordre recherchent des prestataires capables d'intervenir sur plusieurs niveaux techniques, sans multiplier les intervenants. Un installateur formé jusqu'au P3 peut conduire un projet du diagnostic à la mise en service. Il intervient aussi bien sur les installations AC que sur les infrastructures rapides en courant continu.
Article mis à jour en novembre 2025
Sources :
Infos
Trouver le bon CACESComprendre l'habilitation éléctriqueMentions légalesConditions d'utilisationNous utilisons des cookies pour vous fournir l'ensemble de nos services, notamment la recherche et les alertes. En acceptant, vous consentez à notre utilisation de ces cookies.
Choisir mes préférences