Ouvrir un food truck : le guide complet pour se lancer sans se planter
Ouvrir un food truck : le guide complet pour se lancer sans se planter
Vous rêvez de quitter la routine, d’allumer la plancha et de voir une file d’attente de clients affamés se former devant votre camion ? L’idée a de quoi séduire. Ouvrir un food truck, c’est souvent imaginer plus de liberté, un projet à son image et une activité plus accessible qu’un restaurant classique.
Mais avant de foncer tête baissée dans l’aventure, et de commander un camion vintage avant même d’avoir calculé vos marges, mieux vaut prendre le temps de poser les bases. Car un food truck reste une vraie entreprise. Il faut penser concept, budget, rentabilité, autorisations, hygiène alimentaire, emplacement, statut juridique et formations obligatoires.
Comment ouvrir un food truck étape par étape ?
Ouvrir un food truck demande un peu plus qu’un joli camion, une bonne recette de burgers et un compte Instagram bien travaillé. Concept, budget, démarches, emplacements, organisation du quotidien… mieux vaut comprendre les grandes étapes du projet avant de se lancer.
Trouver un concept clair, rentable et différenciant
Avant même de penser au camion, posez-vous une question simple : pourquoi un client choisirait-il votre food truck plutôt qu’un autre ?
La restauration mobile attire de nombreux porteurs de projet. Pour sortir du lot, votre offre doit être lisible en quelques secondes : un univers clair, une carte cohérente, un prix adapté et une vraie raison de s’arrêter.
Attention à la tentation de tout proposer. Burger, tacos, salade, panini, dessert maison… dans un food truck, une carte trop large devient vite difficile à gérer : plus de stock, plus de pertes, plus de préparation et plus de stress pendant le service.
Le bon concept n’est pas forcément le plus original. C’est surtout celui qui se comprend vite, se produit efficacement et peut être rentable sur la durée.
Le saviez-vous ?
Le food truck trouve une partie de ses racines aux États-Unis, bien avant les camions design et les stories Instagram. Au XIXe siècle, les chuck wagons servaient déjà de cuisines mobiles pour nourrir les cowboys pendant les longues traversées.
La version moderne du food truck s’est ensuite largement popularisée dans les grandes villes américaines, avant de conquérir les marchés, festivals et zones de bureaux en France.
Tester son idée avant d’investir dans un camion
Une recette peut sembler parfaite à la maison, mais se révéler trop longue à produire, trop coûteuse ou mal adaptée au rythme d’un service en food truck.
Tester son idée permet de confronter le projet à de vrais clients, sans engager tout de suite un investissement lourd. Vous pouvez par exemple participer à un événement ponctuel, louer un camion quelques jours, proposer votre offre sur un marché, tester une carte réduite ou organiser une première vente lors d’un événement local.
À observer
Les produits qui partent vraiment, les temps de préparation, les files d’attente, les retours clients et les moments de creux.
À mesurer
Le panier moyen, le coût matière, les pertes, le nombre de ventes par service et votre capacité à tenir le rythme.
À ajuster
La carte, les prix, l’organisation du poste de travail, les quantités à produire et le choix des emplacements.
Construire un business plan réaliste
C’est souvent à cette étape que le projet quitte le monde merveilleux des idées pour entrer dans celui, un peu moins glamour, des chiffres.
Un business plan n’est pas là pour faire joli dans un dossier bancaire. Il sert surtout à vérifier que vous avez bien mesuré le coût réel du projet.
Ici, le vrai sujet n’est donc pas seulement de savoir combien coûte le lancement. Il faut aussi savoir combien vous devrez vendre chaque jour pour couvrir vos charges.
Élément à calculer
Pourquoi c’est important
Le panier moyen
Pour savoir combien rapporte chaque client
Le coût matière
Pour mesurer ce que vous gagnez réellement sur chaque plat
Les charges fixes
Pour connaître vos dépenses même les jours sans vente
Le nombre de services par mois
Pour tenir compte de la météo, des événements et des périodes creuses
Le seuil de rentabilité
Pour savoir à partir de quand l’activité commence vraiment à gagner de l’argent
Il faut aussi intégrer la saisonnalité. Un food truck peut très bien fonctionner au printemps et en été, puis connaître des périodes plus calmes selon la météo, les vacances, les événements disponibles ou les habitudes locales.
Enfin, le business plan doit prévoir une réserve de trésorerie. Car entre les premiers achats, les emplacements à obtenir, les autorisations, les formations, les assurances et les éventuels imprévus techniques, les premiers mois peuvent être tendus.
Besoin de construire un business plan solide avant de vous lancer ?
Prévisionnel financier, seuil de rentabilité, charges, marges, trésorerie… une formation dédiée au business plan peut vous aider à structurer votre projet de food truck avant d’investir dans un camion ou du matériel.
Le statut juridique influence la gestion de votre food truck, vos cotisations, votre fiscalité et la façon dont vous pouvez déduire vos charges. Beaucoup de porteurs de projet commencent en micro-entreprise pour tester leur activité simplement, mais ce statut peut vite montrer ses limites dans la restauration ambulante.
Pourquoi ? Parce que les frais réels ne sont pas déductibles : matières premières, emballages, carburant, entretien du camion, emplacements, assurances, matériel… Si votre activité se développe ou nécessite un investissement important, une structure comme l’EURL ou la SASU peut devenir plus adaptée.
Statut
Pour qui ?
Avantages
Points de vigilance
Micro-entreprise
Tester un projet ou démarrer seul
Démarches simples, comptabilité allégée, lancement rapide
Charges non déductibles, seuils de chiffre d’affaires
Entreprise individuelle
Entrepreneur souhaitant rester seul
Gestion relativement simple, activité en nom propre
Régime parfois moins adapté selon le niveau de charges
Une fois le projet suffisamment avancé, il faut officiellement créer l’entreprise. C’est cette étape qui permet au food truck d’avoir une existence juridique.
et un code APE correspondant à l’activité exercée.
Selon le statut choisi et la nature de l’activité, l’entreprise peut être enregistrée :
au Registre national des entreprises, le RNE,
et parfois au Registre du commerce et des sociétés, le RCS.
Une fois l’entreprise créée, il devient ensuite possible de demander la carte de commerçant ambulant, effectuer les demandes d’emplacement, souscrire les assurances professionnelles et préparer le lancement officiel de l’activité.
Quelles autorisations faut-il pour ouvrir un food truck ?
Un food truck est une activité ambulante, soumise à plusieurs autorisations : carte de commerçant ambulant, droit de stationnement, règles d’hygiène, sécurité du véhicule, affichages obligatoires… Bref, mieux vaut avoir les papiers en règle avant de lever le rideau.
La carte de commerçant ambulant
Le professionnel restaurateur qui exploite un food truck doit posséder une carte de commerce ambulant lorsqu’il se déplace en dehors de sa commune de domiciliation professionnelle. Cette obligation concerne les professionnels, quel que soit leur statut, avec ou sans local fixe.
La carte est valable 4 ans et coûte 30 €. La demande se fait auprès de la CCI si l’activité est commerciale, ou de la CMA si elle relève de l’artisanat. En pratique, le professionnel effectue une déclaration préalable pour l’exercice d’une activité ambulante.
Avoir un food truck ne donne pas le droit de s’installer n’importe où. Même avec une carte de commerçant ambulant, vous devez obtenir une autorisation pour occuper l’emplacement choisi.
Sur l’espace public, il faut demander une autorisation d’occupation temporaire, souvent appelée AOT. Pour un food truck installé sur une place ou un trottoir, il s’agit généralement d’un permis de stationnement délivré par la mairie ou la préfecture selon le lieu concerné.
Rue, place, trottoir
Permis de stationnement, généralement demandé auprès de la mairie ou de la préfecture selon le lieu.
Marché ou halle
Demande d’emplacement auprès de la commune, du placier municipal ou de l’organisateur.
Festival ou événement
Accord direct avec l’organisateur, avec conditions propres à l’événement : horaires, redevance, accès, électricité, sécurité.
En pratique, chaque emplacement peut avoir ses propres règles : dossier à fournir, horaires, surface autorisée, redevance, contraintes d’accès, besoin en électricité ou conditions de sécurité. C’est donc un point à anticiper très tôt, car un bon emplacement peut faire toute la différence entre un service rentable… et une longue attente devant une rue vide.
Un food truck est soumis aux règles d’hygiène de la restauration commerciale. Vous devez notamment maîtriser la chaîne du froid, le stockage des denrées, le nettoyage, la traçabilité, la gestion des déchets et l’organisation du poste de travail.
Si vous manipulez ou commercialisez des denrées alimentaires d’origine animale, une déclaration auprès de la DDPP doit être effectuée avant l’ouverture. En cas de contrôle, vous devez pouvoir présenter vos justificatifs : formation, relevés de températures, traçabilité, procédures de nettoyage et entretien des équipements..
Les règles de sécurité à respecter dans un food truck
Le camion ou la remorque doit être adapté à l’activité : point d’eau, surfaces lavables, ventilation, extraction des fumées, équipements bien fixés, installations gaz et électriques conformes.
Si le véhicule est spécialement aménagé pour la vente ou la restauration mobile, il doit aussi être homologué en VASP “Magasin”. Cette homologation permet de vérifier que le véhicule respecte les normes de sécurité liées à son usage professionnel. Sans elle, le véhicule peut poser problème au contrôle technique.
Enfin, l’assurance est indispensable : assurance du véhicule, mais aussi assurance professionnelle, souvent demandée pour les emplacements et les autorisations d’occupation du domaine public.
Les affichages obligatoires à ne pas oublier
Un food truck doit aussi respecter certaines règles d’affichage. Selon les produits vendus, il peut être nécessaire d’indiquer les prix, les allergènes, l’origine des viandes ou encore les informations liées à la vente d’alcool.
Si vous vendez des boissons alcoolisées, l’affichage relatif à la protection des mineurs et à la répression de l’ivresse publique doit être prévu. Il faut également respecter les règles applicables à la présentation des boissons sans alcool proposées à la vente.
Ces éléments peuvent sembler secondaires au moment de lancer le projet, mais ils font partie des points contrôlables. Mieux vaut donc les intégrer dès la préparation du camion, de la carte et des supports de vente.
Quelle formation obligatoire pour ouvrir un food truck ?
Ouvrir un food truck ne demande pas de diplôme de cuisine obligatoire. En revanche, certaines formations peuvent être indispensables selon votre activité. Et dès que vous préparez, manipulez ou servez des denrées alimentaires, l’hygiène devient un sujet central.
La formation hygiène alimentaire en restauration commerciale
Dans le langage courant, beaucoup parlent de “formation HACCP”. Mais juridiquement, pour un food truck, l’obligation porte surtout sur la formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire adaptée à l’activité des établissements de restauration commerciale.
Cette formation concerne les établissements de restauration commerciale, y compris les food trucks et camionnettes de restauration rapide. Au moins une personne dans l’établissement doit pouvoir justifier de cette formation.
Elle peut toutefois être facultative si le professionnel justifie d’au moins 3 ans d’expérience dans le secteur alimentaire en tant que gestionnaire ou exploitant, ou s’il possède certains diplômes du secteur de la cuisine ou de la restauration intégrant déjà cette obligation.
La formation dure 14 heures minimum. Elle permet de comprendre les règles à appliquer au quotidien dans un food truck : maîtrise de la chaîne du froid, stockage des denrées, nettoyage, prévention des contaminations, traçabilité, organisation du poste de travail et bonnes pratiques d’hygiène.
Besoin de suivre une formation hygiène alimentaire avant d’ouvrir votre food truck ?
Comparez les sessions disponibles et trouvez une formation hygiène alimentaire adaptée à la restauration commerciale, en présentiel ou à distance selon les organismes.
Le permis d’exploitation est une formation obligatoire pour les professionnels qui vendent de l’alcool dans le cadre d’un débit de boissons ou d’une activité de restauration. Il s’obtient en suivant une formation auprès d’un organisme agréé.
Pour un food truck, il n’est pas nécessaire si vous vendez uniquement des plats et des boissons sans alcool.
En revanche, il peut être requis si vous souhaitez vendre de la bière, du vin ou du cidre, selon le type de vente, l’horaire et le mode de consommation. Pour la vente d’alcool à emporter entre 22 h et 8 h, il faut suivre une formation spécifique et obtenir le PVBAN, valable 10 ans..
À vérifier avant de vendre de l’alcool dans un food truck
Les règles varient selon le type de boissons vendues, l’horaire de vente et le mode de consommation. Avant de vous lancer, consultez les fiches officielles pour identifier la licence ou la déclaration adaptée à votre activité.
Vous prévoyez de vendre de l’alcool avec votre food truck ?
Selon les boissons proposées, les horaires de vente et le mode de consommation, une formation au permis d’exploitation ou au permis de vente de boissons alcooliques la nuit peut être nécessaire. Comparez les sessions disponibles pour vous mettre en règle avant de lancer votre activité.
Un food truck, c’est aussi une entreprise à gérer : prix de vente, marge, achats, trésorerie, communication, relation client, planning, démarches administratives… Autant de sujets qui peuvent vite devenir aussi importants que la recette elle-même.
Selon votre profil, il peut donc être utile de vous former à la création d’entreprise, à la gestion, à la comptabilité de base ou encore à la construction d’un business plan. Une formation aux premiers secours peut aussi être pertinente, tout comme une sensibilisation à la sécurité incendie si votre camion utilise du gaz, des appareils de cuisson ou des installations électriques spécifiques.
Vous ne savez pas quelle formation choisir pour ouvrir votre food truck ?
Un conseiller oùFormer peut vous aider à identifier les formations utiles et les possibilités réellement adaptées à votre projet.
Le budget dépend surtout du véhicule, du type de cuisine et du niveau d’équipement. Un camion pizza avec four, extraction et installation gaz coûtera forcément plus cher qu’un food truck crêpes ou snacking.
À titre indicatif, Service Public Entreprendre estime qu’un camion neuf coûte environ 30 000 € à 100 000 € selon les aménagements. Une remorque neuve équipée coûte plutôt entre 10 000 € et 20 000 €.
Le food truck reste donc souvent plus accessible qu’un restaurant classique, mais il demande tout de même un vrai budget de départ : véhicule, matériel, stock, assurances, autorisations, communication et trésorerie.
Acheter, aménager ou louer un camion
Le premier gros poste de dépense, c’est évidemment le véhicule.
Vous pouvez acheter un camion neuf, acheter un véhicule d’occasion, faire transformer un utilitaire, choisir une remorque équipée ou louer un food truck pour tester l’activité. Chaque option a ses avantages, mais aussi ses limites.
Le camion neuf rassure sur la conformité, l’aménagement et la fiabilité. En revanche, c’est aussi l’option la plus coûteuse.
La remorque peut être une solution plus accessible. Elle coûte généralement moins cher à l’achat, avec une fourchette officielle située entre 10 000 € et 20 000 € pour une remorque neuve équipée. Elle demande en revanche plus de manutention à chaque installation et peut nécessiter un permis adapté selon son poids.
Astuce
La location peut être une bonne option pour tester son concept avant de s’endetter. Elle permet d’affiner l’offre, de vérifier si le rythme du métier vous convient et d’éviter de vous retrouver avec un camion à financer si le projet doit évoluer.
Les dépenses à prévoir avant l’ouverture
Le véhicule n’est qu’une partie du budget. Pour lancer un food truck dans de bonnes conditions, il faut aussi prévoir tout ce qui permet de produire, vendre, circuler, communiquer et rester en règle.
Poste de dépense
À prévoir
Camion neuf
Environ 30 000 € à 100 000 € selon l’équipement
Remorque neuve
Environ 10 000 € à 20 000 € selon l’équipement
Aménagement / transformation
Très variable selon le véhicule, le type de cuisine, le gaz, l’électricité, l’eau et l’extraction
Environ 200 € à 500 € selon les tarifs constatés sur le marché
Carte de commerçant ambulant
30 €, valable 4 ans
Assurances
Assurance véhicule + assurance professionnelle, à chiffrer selon votre activité
Autorisations d’emplacement
Redevances variables selon la mairie, le marché ou l’organisateur
Communication
Logo, covering du camion, menu, site, réseaux sociaux, supports imprimés
Trésorerie de départ
Réserve pour tenir les premiers mois, absorber les imprévus et les périodes plus calmes
Ouvrir un food truck : est-ce vraiment rentable ?
Oui, un food truck peut être rentable. Mais sa rentabilité ne tient pas seulement au nombre de clients devant le camion. Elle dépend surtout de votre capacité à vendre régulièrement, au bon prix, avec une carte maîtrisée et des charges bien suivies.
Selon les estimations du secteur, un food truck peut générer entre 50 000 € et 250 000 € de chiffre d’affaires par an. Cette fourchette est très large, car tout dépend du rythme d’activité, des emplacements, du panier moyen et du type d’événements ciblés.
À retenir
Le chiffre d’affaires n’est pas le revenu du gérant. Il faut retirer les matières premières, les emballages, les emplacements, le carburant, les assurances, l’entretien, les charges sociales, les remboursements éventuels et les impôts.
Les leviers qui influencent vraiment la rentabilité
L’emplacement
Un bon emplacement, ce n’est pas seulement du passage. C’est une clientèle qui a faim, le temps d’acheter et l’habitude de consommer sur place ou à emporter.
Le panier moyen
Un menu simple tourne souvent autour de 10 à 12 €. Une offre plus complète ou premium peut atteindre 12 à 16 €, si le positionnement est cohérent avec la clientèle.
La carte
Une carte courte permet de limiter les pertes, d’accélérer le service et de mieux contrôler les achats. Les boissons, desserts et accompagnements peuvent ensuite augmenter le panier moyen sans alourdir l’organisation.
La marge
La marge brute peut sembler confortable après le coût des matières premières. Mais elle doit encore absorber toutes les charges fixes et variables de l’activité.
Combien peut gagner un food truck ?
Pour se projeter, le plus simple est de raisonner en scénarios. Ces exemples ne donnent pas un revenu net, mais ils montrent l’impact du nombre de ventes, du panier moyen et du nombre de jours travaillés.
Scénario
Hypothèse
Chiffre d’affaires annuel estimé
Démarrage prudent
25 menus/jour × 11 € × 180 jours
49 500 €
Activité régulière
45 menus/jour × 13 € × 220 jours
128 700 €
Concept bien positionné
65 menus/jour × 16 € × 230 jours
239 200 €
Ces scénarios montrent surtout une chose : quelques euros de plus sur le panier moyen ou quelques ventes supplémentaires par jour peuvent changer fortement l’équilibre économique. Mais l’inverse est vrai aussi. Une carte mal calibrée, des charges trop lourdes ou trop peu de jours d’activité peuvent réduire rapidement la marge.
Un food truck rentable n’est donc pas forcément celui qui fait une grosse journée en festival. C’est celui qui vend régulièrement, sur des emplacements cohérents, avec des coûts suivis et un rythme tenable dans la durée.
Quelles aides existent pour ouvrir un food truck ?
Ouvrir un food truck demande souvent un budget important. Même avec un projet bien préparé, il est rare de tout financer uniquement avec ses économies. Plusieurs aides peuvent accompagner la création d’une activité de restauration ambulante. Elles ne sont pas automatiques, et elles dépendent de votre situation.
Les aides à la création d’entreprise
Plusieurs dispositifs peuvent aider à financer ou sécuriser le lancement d’un food truck. Leur accès dépend de votre profil, de votre statut et parfois de votre région.
L’Acre
L’aide à la création ou à la reprise d’une entreprise permet, sous conditions, de bénéficier d’une exonération temporaire de cotisations sociales au démarrage.
Pour un créateur de food truck, elle peut aider à alléger les premières charges, au moment où la trésorerie est souvent la plus fragile.
Si l’accès au crédit bancaire classique est difficile, le microcrédit professionnel peut financer du matériel, un véhicule, du stock ou de la trésorerie.
C’est une piste intéressante pour les projets plus modestes ou les créateurs qui démarrent avec peu d’apport.
Les règles d’accès aux aides peuvent évoluer. Avant de construire votre plan de financement, vérifiez toujours les conditions à jour sur les sites officiels, notamment pour l’Acre, l’Arce ou les dispositifs régionaux.
Les aides locales et régionales
Certaines régions, collectivités ou structures d’accompagnement proposent aussi des dispositifs pour soutenir les créateurs d’entreprise. Pour un projet de food truck, cela vaut vraiment la peine de vérifier ce qui existe localement.
Les aides régionales
Chaque région peut proposer ses propres aides à la création ou à la reprise d’entreprise. Elles peuvent porter sur l’accompagnement, le financement, l’achat de matériel ou le suivi du projet.
Les conditions varient selon les territoires : mieux vaut donc rechercher les dispositifs disponibles dans votre région avant de finaliser votre budget.
Certaines aides ne sont pas uniquement financières. Elles peuvent prendre la forme d’un accompagnement, d’un diagnostic, d’un appui au business plan ou d’un suivi après lancement.
Pour un food truck, cet accompagnement peut être précieux pour valider l’emplacement, le modèle économique, les besoins en matériel et les démarches à accomplir.
FAQ : ouvrir un food truck
Peut-on ouvrir un food truck sans diplôme ?
Oui, il est possible d’ouvrir un food truck sans diplôme de cuisine. En revanche, cela ne veut pas dire que l’activité est libre de toute obligation. Vous devrez respecter les règles d’hygiène alimentaire, déclarer votre activité, obtenir les autorisations nécessaires pour vendre en itinérance et, selon votre projet, suivre certaines formations obligatoires.
Dans les faits, l’expérience en cuisine ou en restauration reste un vrai avantage. Un food truck demande de savoir produire vite, gérer les stocks, respecter la chaîne du froid, nettoyer efficacement, encaisser, communiquer et tenir un rythme parfois intense.
La formation HACCP est-elle obligatoire ?
La formation souvent appelée “HACCP” est obligatoire pour ouvrir un food truck, mais il s’agit plus précisément de la formation en hygiène alimentaire adaptée à la restauration commerciale. Au moins une personne dans l’établissement doit l’avoir suivie. Elle dure 14 heures minimum. Une dispense est possible si vous avez au moins 3 ans d’expérience comme gestionnaire ou exploitant dans le secteur alimentaire, ou si vous possédez certains diplômes de la restauration..
Peut-on financer la formation hygiène alimentaire avec le CPF ?
Non, la formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire adaptée à l’activité des établissements de restauration commerciale n’est plus éligible au financement par le CPF depuis le 1er janvier 2023. En revanche, selon votre situation, d’autres pistes peuvent être étudiées : financement personnel, accompagnement France Travail, aides locales ou dispositifs liés à la création d’entreprise.
Peut-on ouvrir un food truck en micro-entreprise ?
Oui, un food truck peut être lancé en micro-entreprise, notamment pour tester une activité seul avec des démarches simplifiées. Ce statut peut convenir à un démarrage progressif.
Mais il faut rester vigilant. En restauration ambulante, les charges peuvent vite devenir importantes : matières premières, emballages, carburant, entretien du véhicule, emplacements, assurances, matériel… Or, en micro-entreprise, les frais réels ne sont pas déductibles. Ce statut peut donc devenir moins adapté si l’activité se développe ou si les investissements sont élevés.
Depuis 2026, Service Public indique que les seuils de la micro-entreprise sont de 203 100 € pour les activités de vente de marchandises et de 83 600 € pour les prestations de services et professions libérales.
Quel budget minimum faut-il prévoir ?
Le budget dépend beaucoup du projet. Un camion neuf coûte environ 30 000 € à 100 000 € selon le type de restauration et les aménagements. Une remorque neuve coûte plutôt entre 10 000 € et 20 000 €.
À ce montant, il faut ajouter le matériel, le stock de départ, les assurances, les autorisations d’emplacement, la communication, le carburant, les formations et la trésorerie pour tenir les premiers mois.
Avec un budget limité, il peut être plus prudent de louer un camion, acheter d’occasion, démarrer avec une remorque ou tester son concept sur quelques événements avant d’investir lourdement.
Peut-on vendre de l’alcool dans un food truck ?
Oui, mais sous conditions. La vente d’alcools de plus de 18 degrés est interdite dans un food truck. En revanche, il est possible de vendre certaines boissons alcoolisées de moins de 18 degrés, comme la bière, le vin ou le cidre, en respectant les démarches applicables.
Avant 22 h, une déclaration préalable peut être nécessaire selon le projet. Entre 22 h et 8 h, la vente d’alcool à emporter nécessite une formation spécifique et l’obtention du permis de vente de boissons alcooliques la nuit, valable 10 ans.
Faut-il un permis spécial pour conduire un food truck ?
Cela dépend du poids du véhicule. Si le camion a un PTAC inférieur ou égal à 3,5 tonnes, le permis B suffit. Au-delà de 3,5 tonnes, il faut un permis poids lourd, comme le permis C1.
Si vous utilisez une remorque, il faut aussi tenir compte du poids total de l’ensemble. Selon le PTAC, une formation B96 ou un permis BE peut être nécessaire.
Où peut-on stationner légalement ?
Un food truck ne peut pas s’installer librement n’importe où. Sur l’espace public, il faut obtenir une autorisation d’occupation temporaire, souvent sous forme de permis de stationnement délivré par la mairie ou la préfecture selon le lieu.
Sur un marché, la demande se fait auprès de la mairie ou du placier. Pour un festival, une foire ou un événement, il faut s’adresser à l’organisateur. Sur un terrain privé, l’accord du propriétaire est nécessaire, mais cela ne dispense pas forcément de vérifier les règles locales applicables.
Vous avez le projet. On vous aide à trouver les bonnes formations.
Hygiène alimentaire, permis d’exploitation, business plan, création d’entreprise… selon votre food truck, certaines formations sont indispensables, d’autres peuvent simplement vous éviter de partir au feeling. Avec oùFormer, vous faites le point sur vos besoins et trouvez les sessions adaptées à votre projet.
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