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L'intelligence artificielle prend une place croissante dans les pratiques des entreprises. Outils de génération de contenus, assistants conversationnels pour la relation client, logiciels d'analyse de données ou de reporting automatisé : ces solutions s'intègrent rapidement dans les organisations, parfois sans lignes directrices clairement définies.
Avec l'entrée en vigueur de l'IA Act, l'Union européenne introduit pour la première fois un ensemble de règles communes applicables à ces technologies. Une question se pose alors très concrètement pour les entreprises : l'IA Act crée-t-il une obligation de formation à l'intelligence artificielle ?
Le règlement ne prévoit pas de formation obligatoire au sens classique. En revanche, il introduit des exigences nouvelles en matière de compréhension des systèmes d'IA, de leur utilisation et de supervision humaine.
Cet article vise à clarifier le texte, identifier les entreprises concernées et situer la place de la formation au regard de l'IA Act.
Sommaire
L'AI Act correspond au règlement (UE) 2024/1689. Il fixe un cadre commun pour le développement, la mise sur le marché et l'utilisation des systèmes d'intelligence artificielle au sein de l'Union européenne.
Il s'applique aux organisations qui :
L'AI Act ne vise donc pas uniquement les acteurs de la tech. De nombreuses entreprises utilisatrices entrent directement dans son champ d'application.
Le texte organise ses exigences en fonction des usages de l'IA. Certains sont strictement interdits, d'autres soumis à des obligations renforcées, tandis que des applications plus courantes restent encadrées de manière plus souple. Cette gradation permet d'adapter les obligations aux situations rencontrées sur le terrain, sans appliquer un cadre uniforme à l'ensemble des usages.
L'AI Act est entré en vigueur le 1er août 2024. Son application est progressive, avec plusieurs échéances clés entre 2025 et 2027, afin de laisser aux entreprises le temps d'identifier leurs usages d'IA et d'ajuster leurs pratiques.
L'article 4 du règlement européen sur l'IA est souvent cité lorsqu'il est question d'une éventuelle obligation de formation. En pratique, le texte n'impose ni parcours formel, ni dispositif standardisé. Il introduit une exigence plus transversale, centrée sur la capacité des organisations à garantir un niveau de compréhension adapté des systèmes d'IA qu'elles utilisent.
L'article 4 s'appuie sur la notion d'AI literacy. Elle renvoie à un socle de connaissances suffisant en matière d'IA, et non à une formation au sens classique du terme.
Le règlement adopte volontairement une formulation souple. Il indique que le degré de compréhension attendu doit être déterminé dans la mesure du possible, en tenant compte de plusieurs critères :
L'article 4 n'instaure pas de formation obligatoire au sens formel. Il n'impose ni programme standard, ni certification, ni dispositif d'évaluation unique.
Le règlement laisse aux entreprises une marge de choix sur les démarches à engager, dès lors qu'elles restent cohérentes avec leurs usages de l'IA. En pratique, l'intensité attendue varie selon les usages et les risques associés. Cela peut aller d'une simple sensibilisation dans certains cas à des actions de formation plus approfondies lorsque les systèmes utilisés soulèvent des enjeux plus sensibles.
Le principe central reste celui de la proportionnalité. Les attentes doivent être adaptées :
Autrement dit, ce n'est pas la forme qui importe, mais la capacité de l'entreprise à démontrer que les personnes impliquées disposent d'une compréhension en adéquation avec l'utilisation réelle des systèmes d'IA.
La question de la formation ne se pose pas de manière uniforme pour toutes les entreprises. Le règlement ne raisonne ni par taille, ni par secteur d'activité, mais à partir des modalités concrètes d'utilisation de l'intelligence artificielle. Ce sont ces pratiques qui structurent les attentes en matière de compréhension et de compétences.
Certaines applications de l'IA ont des effets limités, tandis que d'autres interviennent directement dans des décisions, des services ou des relations avec des tiers. Cette distinction joue un rôle central dans la manière dont les entreprises encadrent le recours à ces outils.
Un premier cas fréquent concerne l'utilisation d'outils d'IA générative pour produire des contenus. Exemple : un salarié qui s'appuie sur une IA pour rédiger des textes, créer des visuels ou reformuler des documents internes.
Ici, les risques restent généralement contenus, mais ils existent. La question de la formation ne porte pas sur la technique, mais sur la capacité à mobiliser l'outil avec discernement : connaître ses limites, identifier les biais ou les erreurs, éviter une confiance excessive dans les résultats et conserver un regard critique sur les contenus générés.
Une sensibilisation ciblée suffit le plus souvent. Elle sert à poser des repères clairs et à sécuriser les pratiques courantes.
Autre situation répandue : l'intégration d'une IA dans un service accessible à des tiers. Exemple : un site internet qui propose un chatbot pour répondre aux questions de clients ou d'usagers.
La problématique dépasse alors l'usage individuel. Les réponses produites par le système peuvent engager la responsabilité de l'entreprise. Les équipes concernées doivent maîtriser le périmètre de l'outil, en comprendre les limites et savoir à quel moment une intervention humaine s'impose.
La formation prend ici une dimension plus structurante. Elle contribue à organiser la supervision du système, à ajuster ses réponses et à prévenir les erreurs susceptibles d'affecter des tiers.
Certains dispositifs interviennent directement dans des décisions ayant des effets significatifs. Exemples : banque, assurance, évaluation des risques, scoring, conformité, recrutement.
Dans ces situations, les attentes sont nettement plus élevées. Les décisions prises à partir de systèmes d'IA peuvent avoir un impact direct sur les droits, l'accès à un service ou la situation professionnelle des personnes concernées.
La formation ne relève plus d'une simple acculturation. Elle devient un outil qui donne aux personnes concernées les moyens de comprendre la logique du système, d'en identifier les limites, d'anticiper les biais et de mesurer les conséquences de son utilisation. Elle conditionne la capacité à exercer un contrôle effectif et à prendre des décisions éclairées.
Cas particulier des systèmes d'IA à haut risque
Le règlement distingue quatre grandes catégories d'IA à niveaux de risque différents :
Les systèmes d'IA à haut risque sont définis dans l'annexe III de l'IA Act. Celle-ci recense les domaines et types d'applications susceptibles d'avoir un impact significatif sur les personnes.
Parmi les exemples les plus parlants figurent notamment :
Pour ces applications, le règlement impose des obligations spécifiques, en particulier en matière de supervision humaine, prévues à l'article 26. Les personnes chargées de cette supervision doivent disposer des repères nécessaires pour comprendre le fonctionnement du système, interpréter ses résultats et intervenir lorsque cela est requis.
Le règlement ne prévoit pas de parcours clé en main mais attend que les personnes impliquées dans l'usage de l'IA comprennent les outils mobilisés et les responsabilités associées.
La montée en compétences devient alors un levier de mise en conformité, à ajuster selon les usages de l'IA, les métiers concernés et le niveau d'exposition aux risques.
Un premier niveau de formation consiste à maîtriser les bases du règlement et ses implications opérationnelles. Les formations IA Act généralistes permettent d'aborder :
Ces formations s'adressent en priorité aux dirigeants, aux équipes RH, aux fonctions juridiques et conformité, ainsi qu'aux services supports impliqués dans les décisions liées à l'utilisation de l'IA. Elles offrent un socle de compréhension commun, utile pour structurer une démarche interne cohérente.
Au-delà de ce socle, certaines entreprises ont besoin de formations plus ciblées. C'est notamment le cas dans les secteurs régulés, comme la banque, l'assurance ou la finance, où l'IA intervient dans des processus sensibles et encadrés.
Les formations peuvent être adaptées :
Identifier une formation pertinente passe par la possibilité de comparer les offres disponibles et de les relier aux besoins réels de l'entreprise. C'est le rôle de oùFormer.
La plateforme est un moteur de recherche dédié à la formation professionnelle. Elle référence des formations en intelligence artificielle, en gouvernance des systèmes et en conformité IA Act, proposées par des organismes partenaires sélectionnés pour leur fiabilité et leur expertise.
Sur oùFormer, les entreprises peuvent :
Cette approche permet aux entreprises de choisir une formation cohérente avec leurs usages concrets de l'IA, sans recourir à un parcours générique, et d'avancer de manière progressive dans la mise en oeuvre des exigences du règlement.
Cette FAQ répond aux questions les plus courantes des entreprises sur les obligations de formation liées à l'IA Act et sur la manière d'y répondre concrètement.
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