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Un opérateur qui se déplace le long des voies, un train qui arrive, une installation électrique sous tension à proximité : ce sont des situations courantes sur le réseau ferroviaire. Elles exposent les professionnels à des risques ferroviaires bien réels, liés à la circulation des trains et aux installations du réseau.
Cette page se concentre sur les dangers auxquels sont exposés les opérateurs lors de leurs interventions. Elle présente aussi les règles prévues pour encadrer ces situations, notamment celles liées à la formation.
Travailler sur ou à proximité des voies ferrées expose les opérateurs à des risques bien identifiés. Le décret n° 2017‑694 du 2 mai 2017 en retient deux principaux : ceux liés à la circulation des trains et ceux liés aux installations électriques présentes sur le réseau.
La circulation des trains est le premier danger pour les opérateurs qui interviennent dans les emprises ferroviaires. Elle concerne aussi bien les déplacements à pied que les interventions réalisées près des voies.
Les risques les plus courants sont :
Ces situations expliquent pourquoi les règles d'accès, de circulation et de protection sont particulièrement strictes en milieu ferroviaire.
En milieu ferroviaire, l'électricité est présente partout, parfois de façon visible, parfois beaucoup moins. Pour les opérateurs, le danger ne se limite pas aux lignes aériennes : il concerne l'ensemble des installations nécessaires à l'alimentation et au fonctionnement du réseau.
Les principaux risques électriques sont liés :
Ces risques existent même lorsque l'installation semble inactive. Ils expliquent les règles strictes d'accès, de distance et de formation imposées aux opérateurs intervenant en milieu ferroviaire.
En complément des risques directement liés à la circulation des trains et à l'électricité, les conditions d'intervention en milieu ferroviaire exposent les opérateurs à d'autres situations pouvant augmenter le niveau de danger sur le terrain.
On retrouve notamment :
Ces situations ne sont pas des risques ferroviaires au sens strict, mais elles participent à l'exposition des opérateurs et doivent être prises en compte dans l'organisation des interventions et la prévention.
Les risques ferroviaires identifiés plus haut expliquent pourquoi les interventions en milieu ferroviaire sont très encadrées. La prévention repose sur des règles pensées pour limiter l'exposition des opérateurs aux circulations et aux installations électriques.
• Avant toute intervention, il est indispensable de repérer les zones dangereuses et de comprendre dans quels espaces un opérateur peut être exposé à un train en circulation ou à un effet de souffle. L'accès à ces zones doit rester maîtrisé et limité aux situations où l'intervention le nécessite réellement.
• Lors du passage des trains, les emplacements de garage permettent de se mettre à l'écart dans des zones prévues à cet effet. Ils évitent aux opérateurs de rester trop proches des voies ou d'improviser une mise en sécurité au dernier moment.
• Le port des EPI adaptés fait également partie des règles de base. Ils assurent la visibilité des opérateurs et leur protection dans un environnement contraint, marqué par le bruit, les circulations et la présence d'installations techniques.
• Enfin, les consignes locales doivent être appliquées à chaque intervention. Elles prennent en compte la configuration des voies, les circulations prévues et les conditions d'exploitation propres au site. Leur respect conditionne la sécurité des déplacements et le bon déroulement des opérations.
Le décret SECUFER exige une formation spécifique aux risques ferroviaires pour toute personne appelée à intervenir sur ou à proximité des emprises ferroviaires. Cette obligation concerne aussi bien les salariés que les prestataires extérieurs, dès lors qu'ils sont exposés aux circulations ou aux installations du réseau.
La responsabilité de cette formation relève de l'employeur. C'est à lui de s'assurer que les opérateurs disposent des connaissances nécessaires pour identifier les zones à risque, comprendre les règles de circulation et adopter les bons comportements sur le terrain.
Cette formation permet de :
Être formé est le prérequis pour obtenir l'AEE (Autorisation d'Entrée en Emprise). Cette autorisation, délivrée par l'employeur, conditionne l'accès aux zones concernées et atteste que l'opérateur a été formé et informé des règles à respecter.
Et la formation électrique ?
Nous l'avons vu : dans certains cas, les opérateurs peuvent également être exposés à un risque électrique, notamment lors d’interventions à proximité d’installations sous tension ou d’équipements techniques ferroviaires.
Lorsque les missions le nécessitent, une habilitation électrique peut être exigée en complément de la formation SECUFER. Cette formation relève d’un cadre réglementaire distinct et porte exclusivement sur la prévention du risque électrique. Elle ne remplace pas la formation aux risques ferroviaires, mais vient la compléter selon la nature des interventions réalisées.
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