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Un agent CMR peut se trouver dans un produit chimique étiqueté, mais aussi apparaître pendant l’activité : poussières de bois ou de silice, fumées de soudage, émissions diesel, vapeurs de solvants, huiles usagées, résidus ou déchets contaminés.
Ces agents sont dits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Leur présence impose une vigilance particulière, car les effets sur la santé peuvent être graves et parfois apparaître longtemps après l’exposition.
Pour l’employeur, l’enjeu est double : repérer les situations à risque et mettre en place une prévention adaptée. Cela passe par l’évaluation du risque CMR, la suppression ou la réduction de l’exposition, la traçabilité des salariés exposés, le suivi médical et la formation des travailleurs.
Cette page vous aide à comprendre comment identifier un agent CMR, quelles obligations appliquer en entreprise et quelles formations prévoir pour sécuriser les postes exposants.
Sommaire
Un agent CMR est un agent chimique identifié pour ses effets particulièrement préoccupants sur la santé. Cette notion s’inscrit dans la classification réglementaire des substances et mélanges chimiques, utilisée pour signaler les dangers via l’étiquetage, les mentions de danger et les fiches de données de sécurité.
En entreprise, le repérage des agents CMR est une étape clé de la prévention du risque chimique. Il permet d’évaluer les situations d’exposition, de définir les mesures de protection adaptées et d’organiser l’information des salariés concernés.
Cancérogène
Peut provoquer un cancer ou en augmenter la fréquence.
Mutagène
Peut modifier le patrimoine génétique d’une personne exposée.
Toxique pour la reproduction
Peut altérer la fertilité ou nuire au développement de l’enfant à naître.
Un même agent peut relever d’une seule famille de danger ou cumuler plusieurs effets CMR. Il faut ensuite repérer les formes sous lesquelles ces agents peuvent être présents en entreprise.
Un agent CMR ne correspond pas toujours à un produit chimique stocké dans un bidon ou repérable dès la lecture d’une étiquette. En entreprise, l’exposition peut aussi venir d’une substance formée, libérée ou dégradée pendant l’activité de travail.
Le repérage doit donc couvrir les produits utilisés, mais aussi les situations de travail susceptibles de générer une exposition :
Cette approche évite de limiter le risque CMR aux seuls contenants étiquetés. Une situation de travail peut exposer les salariés à un agent CMR même lorsque le danger n’est pas immédiatement visible dans l’inventaire des produits utilisés.
Les agents CMR sont classés selon le niveau de preuve disponible sur leurs effets. Cette classification permet de distinguer les effets avérés, présumés ou suspectés.
| Catégorie | Niveau de preuve |
|---|---|
| CMR 1A | Effets avérés chez l’être humain. |
| CMR 1B | Effets présumés chez l’être humain. |
| CMR 2 | Effets suspectés chez l’être humain. |
Cette distinction est importante pour interpréter les étiquettes, les fiches de données de sécurité et les mesures de prévention à prévoir.
Les expositions aux agents CMR ne dépendent pas seulement du métier exercé. Elles dépendent surtout des produits utilisés, des matériaux travaillés, des procédés mis en œuvre et des émissions générées au poste.
Une activité peut présenter un risque CMR dans des situations très différentes : production, maintenance, nettoyage, découpe, ponçage, soudage, intervention sur matériaux anciens ou manipulation de produits chimiques.
Dans le BTP et les activités de maintenance, l’exposition peut survenir lors d’interventions sur des matériaux anciens, de travaux de démolition, de découpe, de perçage ou de ponçage.
Ces opérations peuvent générer des poussières, des fibres, des fumées ou des résidus dangereux.
Les situations à surveiller incluent les interventions sur site industriel, les travaux sur matériaux dégradés, les opérations de rénovation et les chantiers en coactivité.
Dans l’industrie, l’exposition aux agents CMR peut provenir des procédés de transformation, de traitement ou d’assemblage. Le soudage, l’usinage, le traitement de surface ou certaines opérations de maintenance peuvent produire des fumées, des brouillards d’huiles, des poussières métalliques ou des vapeurs de solvants.
Le risque doit être évalué à partir des produits utilisés et des émissions réellement générées pendant l’activité, en particulier lorsque les opérations provoquent un échauffement, une abrasion ou une réaction chimique.
Les activités liées au bois et aux matériaux minéraux peuvent exposer les salariés à des agents CMR. Le sciage, le ponçage, la découpe ou le perçage génèrent des poussières qui peuvent être inhalées pendant le travail.
Selon les matériaux et les procédés, l’exposition peut concerner les poussières de bois, la silice cristalline ou certaines substances présentes dans les panneaux, colles, résines ou produits de traitement.
Les garages, laboratoires, activités de nettoyage et opérations de maintenance peuvent aussi exposer à des agents CMR. Les expositions peuvent provenir des émissions d’échappement de moteurs diesel, d’huiles usagées, de réactifs, de produits de nettoyage ou de désinfection.
Ces situations sont parfois moins visibles que la manipulation directe d’un produit étiqueté CMR. Elles doivent être intégrées à l’inventaire des risques lorsqu’elles sont régulières, réalisées dans un espace peu ventilé ou liées à des opérations de décontamination, de nettoyage ou d’entretien.
Cette liste n’est pas exhaustive. Toute entreprise utilisant des produits chimiques, transformant des matériaux ou générant des poussières, fumées, gaz, vapeurs ou brouillards doit vérifier si ses activités exposent les salariés à des agents CMR.
Le repérage d’un agent CMR commence par les informations disponibles sur le produit, mais il ne s’arrête pas à l’étiquette. Il faut aussi tenir compte des procédés, des émissions et des situations de travail qui peuvent générer une exposition.
Pour avancer de manière fiable, l’entreprise peut croiser plusieurs sources : classification du produit, étiquetage CLP, fiche de données de sécurité, inventaire des postes exposés et outils d’aide au repérage.
La classification CMR permet d’identifier le niveau de preuve du danger. Elle sert aussi de point d’entrée pour déterminer les règles de prévention à appliquer dans l’entreprise.
Les substances et mélanges classés CMR 1A ou 1B relèvent des règles particulières de prévention prévues par le Code du travail (article R. 4412-60). Certains procédés de travail définis comme cancérogènes par la réglementation entrent aussi dans ce périmètre, même lorsqu’ils ne se présentent pas sous la forme d’un produit chimique étiqueté.
Les agents chimiques classés CMR catégorie 2 correspondent à des effets suspectés. Ils doivent être pris en compte dans l’évaluation du risque chimique et relèvent des règles générales de prévention.
Cette distinction aide à hiérarchiser les actions : repérer les situations les plus préoccupantes, vérifier les obligations applicables, puis définir les mesures de prévention adaptées au poste de travail.
L’étiquette d’un produit chimique donne une première indication sur ses dangers. Pour repérer un agent CMR, il faut rechercher le pictogramme “danger pour la santé”, aussi appelé SGH08, puis vérifier les mentions de danger associées.
Le pictogramme seul ne suffit pas : il peut aussi signaler d’autres effets graves sur la santé. Ce sont les mentions de danger, appelées mentions H, qui permettent d’identifier plus précisément le type d’effet CMR.
Pictogramme CLP “danger pour la santé” SGH08
| Mention de danger | Signification | Catégorie généralement associée |
|---|---|---|
| H350 | Peut provoquer le cancer. | CMR 1A ou 1B |
| H340 | Peut induire des anomalies génétiques. | CMR 1A ou 1B |
| H360 | Peut nuire à la fertilité ou au fœtus. | CMR 1A ou 1B |
| H351 | Susceptible de provoquer le cancer. | CMR 2 |
| H341 | Susceptible d’induire des anomalies génétiques. | CMR 2 |
| H361 | Susceptible de nuire à la fertilité ou au fœtus. | CMR 2 |
En pratique, ces mentions doivent être vérifiées dès l’inventaire des produits chimiques. Si l’étiquette fait apparaître l’une de ces mentions, l’entreprise doit consulter la fiche de données de sécurité pour préciser la classification, identifier les composants concernés et définir les mesures de prévention adaptées.
L’étiquette donne une première alerte, mais elle ne suffit pas à évaluer l’exposition réelle. La fiche de données de sécurité, ou FDS, permet d’aller plus loin : elle précise les dangers du produit, les substances présentes, les conditions d’utilisation et les mesures de prévention à appliquer.
La fiche de données de sécurité, ou FDS, est le document qui accompagne un produit chimique dangereux. Elle précise sa classification, ses dangers, les substances présentes dans le mélange, les conditions de manipulation et de stockage, les équipements de protection à prévoir et les conduites à tenir en cas d’incident.
Pour repérer un risque CMR, plusieurs rubriques doivent être vérifiées en priorité :
La FDS doit être consultée dans sa version à jour, en tenant compte des conditions réelles d’utilisation. Un même produit peut entraîner un niveau d’exposition différent selon les quantités utilisées, la fréquence d’exposition, le mode d’application, la ventilation du poste ou les protections déjà en place.
L’INRS met à disposition une base dédiée aux substances chimiques classées CMR. Elle permet de rechercher une substance par son nom chimique, son numéro CAS ou son numéro INDEX, afin de vérifier si elle figure parmi les substances classées cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.
Cette base reprend les substances classées CMR 1A, 1B et 2 dans l’annexe VI du règlement CLP. Elle constitue donc un outil utile pour le repérage, en complément de l’étiquette et de la fiche de données de sécurité.
Elle ne doit toutefois pas être utilisée comme une liste exhaustive. L’INRS précise que l’annexe VI du règlement CLP ne couvre pas toutes les substances CMR : selon les données disponibles, un fournisseur peut compléter une classification existante ou auto-classer une substance conformément aux critères du règlement CLP.
Les informations de la base INRS n’ont pas de valeur juridique. La référence légale reste le règlement CLP. En pratique, l’absence d’une substance dans cette base ne suffit donc pas à écarter tout risque CMR : il faut aussi vérifier la fiche de données de sécurité, l’étiquetage et les conditions réelles d’utilisation.
L’évaluation du risque CMR s’inscrit dans la démarche générale de prévention du risque chimique. Elle consiste à identifier les situations dans lesquelles les salariés peuvent être exposés, puis à apprécier la nature, le degré et la durée de cette exposition.
Pour être utile, cette évaluation doit partir du travail réel : produits utilisés, procédés mis en œuvre, émissions générées, opérations ponctuelles et protections déjà en place. Elle doit être actualisée lorsque les connaissances, les produits, les procédés ou les conditions de travail évoluent.
Étape 1
Recenser les produits et situations d’exposition
L’inventaire doit couvrir les produits utilisés, stockés ou générés par l’activité, mais aussi les émissions, déchets, résidus et opérations pouvant exposer les salariés.
Étape 2
Identifier les voies d’exposition
L’analyse doit tenir compte de l’inhalation, du contact cutané, de l’absorption percutanée ou transcutanée et de l’ingestion accidentelle.
Étape 3
Analyser la nature, le degré et la durée de l’exposition
Il faut préciser les salariés exposés, les postes concernés, la fréquence, la durée, le niveau d’exposition connu ou estimé et les protections déjà en place.
Étape 4
Intégrer les situations ponctuelles ou dégradées
Nettoyage, maintenance, arrêt technique, changement de produit, incident ou intervention d’une entreprise extérieure peuvent modifier fortement l’exposition.
Étape 5
Formaliser les résultats dans le DUERP
Les résultats de l’évaluation doivent être consignés dans le document unique d'évaluation des risques professionnels afin de les hiérarchiser, planifier les actions de prévention et documenter les situations d’exposition identifiées.
SEIRICH pour organiser l’évaluation
L’entreprise peut aussi s’appuyer sur l’outil SEIRICH pour structurer l’inventaire des produits chimiques, repérer les produits ou agents chimiques émis classés CMR et hiérarchiser les risques.
Selon le niveau d’utilisation retenu, certaines données issues de SEIRICH peuvent aider à documenter l’évaluation : produits utilisés, agents chimiques émis, zones ou tâches de travail, risques résiduels, paramètres de mise en œuvre et temps d’exposition.
SEIRICH reste un outil d’aide à l’évaluation. Il retrace surtout des expositions collectives, par zone ou groupe de travailleurs. Pour établir une traçabilité nominative, ces données doivent être rapprochées des informations propres aux salariés, aux postes et aux missions réellement réalisées.
Pour reprendre la démarche pas à pas, consultez notre guide dédié à l’évaluation du risque chimique dans l’entreprise.
Lorsque l’évaluation met en évidence une exposition possible à un agent CMR, l’employeur doit appliquer une démarche de prévention renforcée. L’objectif est d’éviter l’exposition chaque fois que possible, puis de réduire le risque au niveau le plus bas lorsque la suppression n’est pas réalisable.
Les mesures à mettre en place suivent une logique de priorité : agir d’abord sur le produit, le procédé ou l’organisation du travail, avant de s’appuyer sur les équipements de protection individuelle.
| Priorité | Objectif | Exemples d’actions |
|---|---|---|
| Supprimer le risque | Éviter l’exposition des salariés à l’agent CMR. | Supprimer une étape, modifier une méthode de travail, éviter une opération générant des poussières, fumées, vapeurs ou résidus dangereux. |
| Substituer l’agent CMR | Remplacer le produit ou le procédé dangereux par une solution non dangereuse ou moins dangereuse. | Choisir un autre produit, changer de procédé, limiter la formation d’un agent dangereux. Les essais de substitution doivent pouvoir être justifiés. |
| Travailler en système clos | Éviter le contact entre les salariés et l’agent CMR lorsque la substitution n’est pas possible. | Circuit fermé, transfert automatisé, enceinte ventilée, contenant fermé, limitation des ouvertures et manipulations. |
| Réduire l’exposition | Maintenir l’exposition au niveau le plus bas possible. | Réduire les quantités utilisées, limiter la durée d’exposition, restreindre le nombre de salariés exposés, isoler certaines opérations, formaliser les procédures. |
| Privilégier les protections collectives | Réduire l’exposition à la source ou limiter la diffusion de l’agent CMR. | Captage à la source, aspiration, ventilation, confinement, signalisation, limitation d’accès. Les EPI viennent en complément lorsque ces mesures ne suffisent pas. |
| Encadrer l’hygiène, le stockage et les déchets | Éviter les contaminations et les expositions secondaires. | Interdire de manger, boire ou fumer en zone exposée, nettoyer les postes, éviter les pratiques dispersant les poussières, stocker les produits dans des contenants adaptés, étiqueter les contenants et gérer les déchets contaminés. |
| Contrôler l’exposition | Vérifier l’efficacité des mesures de prévention et le respect des valeurs limites. | Mesures atmosphériques, contrôles périodiques, suivi des VLEP, actions correctives en cas de dépassement. |
Cette hiérarchie permet de ne pas réduire la prévention au simple port d’EPI. Pour les agents CMR, l’action prioritaire porte d’abord sur la suppression du risque, la substitution, le confinement et les protections collectives.
Depuis juillet 2024, l’employeur doit établir une liste nominative et actualisée des travailleurs susceptibles d’être exposés à certains agents chimiques CMR. Cette liste est construite à partir de l’évaluation des risques transcrite dans le DUERP.
Ce dispositif vise les substances classées CMR 1A ou 1B selon le règlement CLP, ainsi que certains agents ou procédés cancérogènes définis par la réglementation. Les agents chimiques classés CMR catégorie 2 n’entrent pas dans ce dispositif spécifique de traçabilité, même s’ils doivent rester pris en compte dans la prévention du risque chimique.
En pratique, la liste doit permettre d’identifier :
Les informations individuelles doivent être accessibles au salarié concerné. Une version anonymisée doit également être mise à disposition des travailleurs et des membres de la délégation du personnel du CSE.
La liste et ses actualisations sont transmises au service de prévention et de santé au travail. Les informations qu’elles contiennent sont versées dans le dossier médical en santé au travail, et conservées par ce service pendant au moins quarante ans après la cessation de l’exposition.
Pour les travailleurs temporaires, l’entreprise utilisatrice doit transmettre les informations nécessaires à l’entreprise de travail temporaire, afin d’assurer la continuité du suivi avec le service de prévention et de santé au travail compétent. Cette traçabilité renforce le lien entre l’évaluation des risques, le DUERP et le suivi médical.
L’exposition à des agents CMR impose une vigilance particulière sur le suivi de santé des salariés. Certaines situations nécessitent aussi des précautions renforcées, voire l’interdiction d’affecter le travailleur à certains postes exposants.
Les salariés exposés à des agents CMR bénéficient d’un suivi individuel renforcé. Un examen médical d’aptitude doit être réalisé par le médecin du travail avant toute affectation à des travaux exposants.
Ce suivi comprend ensuite des visites périodiques, dont la fréquence est définie par le médecin du travail dans les limites prévues par le Code du travail. Le médecin peut aussi demander des examens complémentaires ou une surveillance biologique lorsque la situation le justifie.
L’employeur doit informer les salariées sur l’intérêt de déclarer leur grossesse le plus tôt possible. Cette information permet d’évaluer rapidement les risques liés au poste et d’envisager, si nécessaire, un changement temporaire d’affectation.
Il est interdit d’employer, d’affecter ou de maintenir une femme enceinte ou allaitante à certains postes exposant à des agents chimiques CMR. L’analyse doit être menée avec le service de prévention et de santé au travail, selon les substances, les procédés et les conditions réelles d’exposition.
Les jeunes travailleurs de moins de 18 ans font l’objet de restrictions spécifiques. Les travaux impliquant la préparation, l’emploi, la manipulation ou l’exposition à des agents chimiques CMR peuvent être interdits ou strictement encadrés.
Des dérogations existent dans certains cas, mais elles supposent un cadre précis, une évaluation des risques et des mesures de prévention adaptées.
Les postes exposant à certains agents chimiques CMR doivent être vérifiés avec attention avant d’y affecter un salarié en CDD ou un travailleur temporaire.
En principe, il est interdit de les employer à des travaux exposant à certains agents CMR, sauf lorsque ces travaux sont réalisés en système clos ou lorsqu’une dérogation exceptionnelle s’applique. L’information transmise au salarié, à l’entreprise de travail temporaire et au service de santé au travail doit être claire.
Certains cancers survenant après une exposition professionnelle à des agents cancérogènes chimiques peuvent être déclarés au titre des maladies professionnelles. La reconnaissance dépend de la substance, de la pathologie et des conditions d’exposition.
C’est l’une des raisons pour lesquelles la traçabilité est essentielle : les effets peuvent apparaître longtemps après l’exposition. Les informations conservées dans le DUERP, la liste de traçabilité CMR et le dossier médical en santé au travail contribuent à documenter le parcours d’exposition.
L’article R. 4412-87 du Code du travail prévoit une information et une formation à la sécurité pour les travailleurs susceptibles d’être exposés à des agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Cette formation porte sur les risques pour la santé, les précautions à prendre pour prévenir l’exposition, les règles d’hygiène, l’utilisation des équipements de protection et les mesures à appliquer en cas d’incident.
Cette information et cette formation doivent être adaptées à l’évolution des risques et répétées régulièrement. Elles doivent donc tenir compte des produits utilisés, des procédés, des postes de travail et des situations d’exposition identifiés dans l’évaluation des risques.
Formation prioritaire
Former les salariés exposés aux agents CMR
Une formation CMR permet d’aborder les effets sur la santé, les voies d’exposition, les règles de prévention, les mesures d’hygiène, les protections collectives, les EPI et les conduites à tenir au poste de travail.
Elle s’adresse aux salariés amenés à manipuler des produits CMR, à intervenir sur des opérations exposantes ou à travailler dans un environnement où des poussières, fumées, vapeurs ou résidus dangereux peuvent être générés.
D’autres formations peuvent compléter une formation CMR, selon le niveau de responsabilité, les documents à exploiter et les conditions réelles d’exposition.
Lire l’étiquette d’un produit chimique
Une formation sur l’étiquetage des produits chimiques aide à comprendre les pictogrammes, les mentions de danger, les conseils de prudence et les informations utiles pour repérer un produit CMR.
Exploiter une fiche de données de sécurité
Une formation dédiée à la fiche de données de sécurité permet d’identifier les dangers, les composants, les conditions de manipulation, les VLEP, les EPI et les mesures à appliquer en cas d’incident.
Structurer l’évaluation avec SEIRICH
Une formation SEIRICH peut être utile pour organiser l’inventaire des produits chimiques, hiérarchiser les risques et exploiter les données utiles à l’évaluation. Elle reste complémentaire à l’analyse des postes et des situations réelles de travail.
Intervenir sur site chimique ou industriel
Pour les entreprises extérieures intervenant sur site, les formations risque chimique, France Chimie N1 ou N2 peuvent être nécessaires selon le rôle du salarié : exécutant, encadrant, signataire ou responsable d’équipe.
Sensibiliser plus largement aux risques chimiques
Une sensibilisation aux risques chimiques peut convenir pour des salariés qui doivent comprendre les bases du risque chimique, sans être exclusivement formés aux agents CMR.
Avec oùFormer
Trouver la bonne formation risque chimique sans multiplier les recherches
oùFormer accompagne les entreprises dans la recherche et la réservation de formations en santé-sécurité. Pour les risques CMR, la plateforme permet de comparer les sessions disponibles, les formats proposés, les dates, les lieux et les programmes associés.
L’entreprise peut ainsi partir de son besoin réel : former des salariés exposés aux CMR, compléter une formation par un module sur les FDS ou l’étiquetage, organiser une sensibilisation au risque chimique, ou préparer une intervention sur site industriel avec une formation France Chimie N1 ou N2.
Si le besoin n’est pas encore totalement défini, les équipes oùFormer peuvent aider à orienter la demande vers le format le plus adapté. Contacter oùFormer permet d’être accompagné dans le choix d’une session ou dans l’organisation d’une formation pour plusieurs salariés.
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