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Comment prévenir le risque chimique efficacement ?

Prévenir le risque chimique concerne de nombreuses entreprises, bien au-delà des sites classés ou de l'industrie chimique. Dès lors que des substances dangereuses sont utilisées ou générées par une activité, les équipes peuvent être exposées à des effets sérieux sur la santé et la sécurité.

 

La prévention du risque chimique repose sur une démarche encadrée par le Code du travail. Elle suit une logique progressive, de l'élimination du danger à la montée en compétence des salariés. L'INRS en décline les principes et les méthodes pour une application concrète en entreprise.

 

Cet article fait le point sur la méthode à suivre pour prévenir le risque chimique efficacement.


 

Prévenir le risque chimique : une obligation encadrée par le Code du travail

Le Code du travail encadre la prévention du risque chimique dès qu'une activité expose les salariés à des agents chimiques dangereux. Cela concerne aussi bien les produits utilisés que les substances générées par un procédé, une réaction ou une opération de travail.

 

Dans la pratique, ce cadre s'applique à de nombreuses situations. Nettoyage, maintenance, production ou interventions ponctuelles peuvent générer des expositions, même lorsque le risque chimique n'est pas identifié comme tel au départ.

 

Une prévention construite à partir du travail réel

La réglementation invite à partir des situations concrètes. Il s'agit d'identifier les agents présents ou émis, puis de comprendre comment, quand et à quel niveau les salariés y sont exposés.

 

Un ordre de priorité à respecter

Le Code du travail fixe un ordre à suivre dans les mesures de prévention (article R4412-11). La suppression du danger reste la première option à examiner. À défaut, la recherche d'une solution moins dangereuse devient prioritaire. Lorsque le risque persiste, l'action porte sur les procédés, l'organisation du travail et les protections collectives. Les équipements de protection individuelle interviennent en complément, lorsque les autres mesures atteignent leurs limites.

 

Une responsabilité portée par l'employeur

La prévention du risque chimique relève de la responsabilité de l'employeur (article L4121-1 du Code du travail). Il lui revient de définir les mesures adaptées aux situations rencontrées, d'en suivre l'application et d'en vérifier l'efficacité dans le temps, y compris lors d'opérations ponctuelles ou inhabituelles.

 

Pour aller plus loin, l'article Risque chimique et Code du travail : vos obligations légales détaille les textes applicables.

 

La méthode de prévention du risque chimique en entreprise

L'INRS décrit une méthode progressive pour prévenir le risque chimique en partant du travail réel. L'objectif est d'identifier les agents en cause, de comprendre comment l'exposition se produit et de traiter en priorité les situations les plus sensibles, qu'il s'agisse des tâches courantes ou des interventions ponctuelles.

 

1. Identifier et évaluer les risques chimiques

La démarche commence par un inventaire des agents chimiques présents dans l'entreprise. On recense les produits utilisés, mais aussi les substances générées par l'activité : fumées, poussières, gaz ou aérosols.


À savoir

L'évaluation du risque chimique doit être intégrée au document unique (DUERP). Cette mise à jour formalise les expositions identifiées, les mesures en place et les actions prévues. Elle sert également de base aux échanges avec le CSE et le service de prévention et de santé au travail.

 

Cet inventaire doit ensuite être mis en regard des situations de travail. Qui est exposé ? Dans quelles conditions ? À quelle fréquence ? Les tâches habituelles comptent évidemment, mais les interventions ponctuelles et les situations imprévues doivent également être prises en compte.


 

Cette analyse permet de distinguer les situations à traiter en priorité. Certaines expositions sont brèves et maîtrisées ; d'autres sont plus longues, plus fréquentes ou plus susceptibles de provoquer des effets graves. Cette hiérarchisation aide l'entreprise à concentrer ses efforts là où ils auront le plus d'impact.

 

 

2. Supprimer ou substituer les produits dangereux

Une fois les risques identifiés, la première question à se poser est simple : le danger peut-il être supprimé ? Le Code du travail place cette option en tête des mesures de prévention. Dans certaines situations, arrêter l'utilisation d'un produit ou revoir un procédé suffit à éliminer l'exposition.

 

Lorsque la suppression n'est pas possible, la priorité va à la substitution. Il peut s'agir de remplacer un produit par une version moins dangereuse, ou d'adopter un procédé qui réduit fortement les émissions. Cette étape est particulièrement importante pour les produits les plus préoccupants, notamment ceux classés cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.


À savoir

Pour les agents classés CMR, la réglementation impose d'étudier la substitution en priorité. Si une alternative moins dangereuse est techniquement possible, elle doit être mise en œuvre.


Ces choix demandent parfois un travail d'analyse : comparer plusieurs solutions, vérifier leur compatibilité avec l'activité ou évaluer leur impact sur les opérateurs. Mais lorsqu'une substitution est réalisable, elle transforme la prévention à la source et limite durablement l'exposition des équipes.

 

3. Réduire l'exposition lorsque le risque ne peut être supprimé

Quand la suppression ou la substitution ne sont pas possibles, l'objectif est de réduire l'exposition au niveau le plus bas possible. Cette étape repose d'abord sur l'organisation du travail : limiter le nombre de personnes exposées, réduire la durée des interventions ou revoir certaines séquences de travail pour éviter les situations à risque.

 

Les protections collectives jouent également un rôle important. Ventilation adaptée, captage à la source, confinement d'un procédé ou choix d'un matériel mieux conçu permettent de maîtriser les émissions là où elles se produisent. Ces solutions sont durables et sécurisent l'ensemble des salariés concernés.

 

Les équipements de protection individuelle interviennent en complément, lorsque les autres mesures ont atteint leurs limites. Ils protègent efficacement dans certaines situations, mais ne remplacent pas les actions menées à la source.

 

4. Informer, former et suivre les salariés exposés

Informer les salariés exposés fait partie des obligations prévues par le Code du travail. L'article R.4412-11 mentionne que les mesures de prévention doivent inclure des règles d'hygiène et des procédures adaptées au poste de travail. Cette information doit être compréhensible, accessible et liée aux situations réelles rencontrées dans l'entreprise.

 

La formation est, elle aussi, indispensable. Elle permet aux salariés de comprendre les dangers liés aux agents chimiques présents ou générés par l'activité, d'adopter les bons gestes et d'utiliser correctement les protections mises à disposition. L'INRS le rappelle : toute démarche de prévention doit intégrer une formation adaptée aux risques, qu'il s'agisse des opérations courantes ou des interventions ponctuelles.

 

Les consignes de travail complètent ce dispositif. Elles couvrent notamment les règles d'hygiène prévues par l'article R.4412-20, qui interdit de manger, boire ou fumer dans les zones concernées, ainsi que les procédures liées au stockage, à la manipulation ou à l'ouverture d'équipements contenant des agents chimiques dangereux. Ces consignes doivent être connues des salariés et intégrées aux modes opératoires.

 

Enfin, l'article R.4412-30 impose la transmission des résultats de mesurages et contrôles techniques au médecin du travail et au comité social et économique, afin d'assurer une surveillance continue de l'exposition et de garantir l'efficacité des mesures mises en place. Ce suivi s'étend aussi aux salariés eux-mêmes, via des points réguliers, des retours d'expérience ou des ajustements de formation selon les besoins du terrain.


À savoir

Le CSE et le service de prévention et de santé au travail participent au suivi du risque chimique. Ils doivent être informés des données utiles à l’évaluation et à la surveillance des expositions, afin d'ajuster les mesures de prévention dans la durée.


 

Pourquoi la formation occupe une place centrale dans la prévention du risque chimique

Même lorsque les mesures techniques sont en place, la prévention du risque chimique dépend de la façon dont les équipes comprennent leur environnement de travail. Les salariés doivent savoir où se situent les dangers, comment l'exposition peut survenir et quelles règles appliquer dans les situations courantes comme dans les interventions ponctuelles.

 

Sur les sites chimiques, deux formations accompagnent cette montée en compétence :

  • La formation Risque chimique niveau 1 (N1) donne aux intervenants les bases nécessaires pour travailler en zone où des agents chimiques dangereux peuvent être présents : repérage des dangers, règles de circulation, précautions à prendre selon les tâches. Elle aide à aborder une intervention avec des repères concrets, surtout lorsque l'on connaît moins bien le site ou ses procédés.
  • La formation Risque chimique niveau 2 (N2) s'adresse aux personnes chargées de préparer ou d'encadrer ces interventions. Elle traite de l'organisation des travaux, des échanges avec le site d'accueil, des conditions à réunir avant de démarrer et du suivi de l'opération. Elle apporte une grille de lecture utile pour anticiper les écarts possibles et sécuriser l'intervention.

 

Sur oùFormer, ces formations sont proposées par des organismes habilités, ce qui permet aux entreprises de choisir le niveau adapté à leurs besoins.


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