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Prévenir le risque chimique consiste à identifier les produits et agents chimiques dangereux présents dans l’entreprise, à analyser les conditions d’exposition des salariés puis à mettre en œuvre des mesures adaptées.
Cette démarche ne concerne pas uniquement les produits conditionnés dans des bidons ou des flacons. Une activité professionnelle peut aussi générer des poussières, des fumées, des gaz, des vapeurs ou des aérosols susceptibles d’exposer les travailleurs.
La prévention repose sur trois étapes complémentaires : évaluer les risques, mettre en œuvre un plan d’actions puis contrôler l’efficacité des mesures engagées.
La prévention du risque chimique s’intègre dans la démarche générale de prévention des risques professionnels. Elle commence par l’identification des dangers et l’analyse des situations d’exposition.
Lorsque les risques sont identifiés, l’entreprise doit chercher en priorité à les supprimer ou à les réduire à la source. Elle met ensuite en place les protections nécessaires et vérifie régulièrement leur efficacité.
Étape 1
Évaluer les risques
Repérer les produits et agents chimiques, puis analyser les conditions réelles d’exposition.
Étape 2
Mettre en œuvre les actions
Supprimer ou réduire les risques en suivant l’ordre de priorité des mesures de prévention.
Étape 3
Contrôler leur efficacité
Vérifier que les mesures restent efficaces, appliquées et adaptées à l’évolution de l’activité.
À retenir
La prévention du risque chimique est une démarche continue. L’évaluation permet de définir les actions prioritaires, tandis que les contrôles permettent de vérifier leur efficacité et leur pérennité.
La première étape consiste à repérer tous les produits et agents chimiques présents ou susceptibles d’être rencontrés dans l’entreprise.
Il peut s’agir de produits achetés et utilisés directement, mais aussi d’agents chimiques générés par un procédé ou une activité. Les opérations de soudage, de ponçage, de combustion, de nettoyage ou d’usinage peuvent, par exemple, produire des fumées, des poussières, des gaz ou des vapeurs.
L’inventaire peut s’appuyer sur plusieurs sources d’information :
Cette étape permet d’identifier les propriétés dangereuses des produits : toxicité, caractère corrosif, inflammabilité, sensibilisation ou effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction.
Danger et risque chimique : quelle différence ?
Le danger correspond aux propriétés intrinsèques d’un produit ou d’un agent chimique. Le risque dépend quant à lui des conditions dans lesquelles les travailleurs peuvent y être exposés.
Pour approfondir cette distinction, consultez notre guide consacré à la définition du risque chimique.
La présence d’un produit dangereux ne permet pas, à elle seule, d’évaluer le niveau de risque. L’entreprise doit aussi étudier les situations réelles de travail.
L’analyse prend notamment en compte :
Les résultats permettent de hiérarchiser les risques, de définir les priorités d’action et d’alimenter le document unique d’évaluation des risques professionnels.
Approfondir la méthode
Évaluation du risque chimique
Découvrez comment identifier les dangers, analyser les expositions et hiérarchiser les risques.
Lire le guideUtiliser un outil
Logiciel Seirich
Seirich accompagne les entreprises dans l’évaluation des risques et l’élaboration du plan d’actions.
Découvrir le logiciel SeirichUne fois les risques identifiés et hiérarchisés, l’employeur doit définir les mesures permettant de supprimer le danger ou de réduire l’exposition des salariés au niveau le plus bas possible.
Les actions suivent un ordre de priorité. Les mesures agissant directement sur le produit, le procédé ou l’organisation doivent être envisagées avant le recours aux équipements de protection individuelle.
1. Supprimer le produit ou le procédé dangereux
La suppression constitue la mesure la plus efficace. Elle consiste à ne plus utiliser le produit dangereux ou à modifier l’activité afin d’éviter la génération d’un agent chimique.
2. Remplacer le produit par une solution moins dangereuse
Lorsque la suppression n’est pas possible, l’entreprise recherche une alternative moins dangereuse. Cette substitution est particulièrement importante en présence d’agents CMR.
3. Mettre en place des protections collectives
Système clos, mécanisation, encoffrement, captage à la source, ventilation ou assainissement de l’air permettent de limiter l’exposition de plusieurs salariés simultanément.
4. Compléter avec des équipements de protection individuelle
Les gants, lunettes, vêtements de protection ou appareils respiratoires interviennent lorsque les protections collectives sont insuffisantes ou impossibles à mettre en œuvre.
5. Définir les mesures d’hygiène et les procédures d’urgence
Les règles de nettoyage, de lavage des mains, de gestion des vêtements de travail et de réaction en cas de déversement ou d’exposition complètent le dispositif.
6. Informer et former les salariés
Les travailleurs doivent connaître les dangers, les consignes, les moyens de protection et la conduite à tenir en cas de situation inhabituelle.
Une priorité renforcée pour les agents CMR
Les produits cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction nécessitent une vigilance particulière. Leur substitution doit être recherchée lorsqu’elle est techniquement possible.
Retrouvez les programmes permettant de mieux identifier ces agents et de définir les mesures adaptées sur notre page formation CMR.
Les EPI interviennent en complément
Le port d’équipements de protection individuelle ne remplace ni la suppression du produit, ni sa substitution, ni les protections collectives.
Le plan d’actions ne doit pas rester figé. Une mesure peut perdre de son efficacité avec le temps, être mal utilisée ou ne plus être adaptée après une modification de l’activité.
L’entreprise doit donc vérifier régulièrement que les actions mises en place réduisent réellement l’exposition des salariés.
Équipements techniques
Contrôler le fonctionnement des dispositifs de captage, de ventilation, d’encoffrement et des systèmes clos.
Conditions d’exposition
Vérifier les concentrations dans l’air et, lorsqu’elles existent, le respect des valeurs limites d’exposition professionnelle.
Pratiques de travail
Observer l’application des consignes, l’utilisation des protections et les difficultés signalées par les salariés.
L’évaluation doit notamment être réexaminée lors de l’introduction d’un nouveau produit, d’une modification du procédé, d’un changement dans l’organisation du travail ou de l’apparition de nouvelles informations sur la dangerosité d’une substance.
Les incidents, presque-accidents et retours d’expérience peuvent également conduire à faire évoluer le plan d’actions.
Faire vivre la démarche dans le temps
La gestion du risque chimique permet d’organiser le suivi des actions, de répartir les responsabilités et de mettre à jour les mesures de prévention lorsque l’activité évolue.
L’information et la formation permettent aux salariés de comprendre les dangers auxquels ils peuvent être exposés et d’appliquer correctement les mesures décidées par l’entreprise.
Selon les postes et les responsabilités, la formation peut porter sur :
Sensibilisez vos équipes aux risques chimiques
Comparez les formations disponibles et choisissez un programme adapté aux produits manipulés, aux métiers concernés et aux situations d’exposition rencontrées.
Voir les formations de sensibilisationComprendre les documents
Formation FDS
Apprendre à lire et à exploiter les informations d’une fiche de données de sécurité.
Voir les formations FDSIdentifier les dangers
Formation étiquetage CLP
Comprendre les pictogrammes, les mentions de danger et les conseils de prudence.
Voir les formations CLPStructurer l’évaluation
Formation Seirich
Utiliser le logiciel pour réaliser l’inventaire, évaluer les risques et construire le plan d’actions.
Voir les formations SeirichLa démarche commence par l’identification des produits et agents chimiques présents ou générés par l’activité, puis par l’analyse des conditions d’exposition des salariés.
L’entreprise doit chercher en priorité à supprimer le produit ou le procédé dangereux. Lorsque cela n’est pas possible, elle doit étudier sa substitution par une solution moins dangereuse.
Non. Les EPI complètent les mesures de prévention lorsque la suppression, la substitution et les protections collectives ne permettent pas de maîtriser suffisamment l’exposition.
L’évaluation doit être actualisée lorsque les produits, les procédés, les locaux ou les conditions de travail évoluent. Un incident ou une nouvelle information sur la dangerosité d’une substance peut aussi conduire à revoir les mesures.
Seirich accompagne les entreprises dans l’inventaire des produits, l’évaluation du risque chimique, la hiérarchisation des situations et la construction d’un plan d’actions.
Le choix dépend du besoin. Une sensibilisation générale peut convenir aux salariés exposés, tandis que les personnes chargées de l’évaluation peuvent suivre une formation Seirich. Des formations plus ciblées existent également sur les FDS, l’étiquetage CLP ou les agents CMR.
Besoin de former vos équipes au risque chimique ?
Consultez les formations disponibles, comparez les programmes et choisissez une formation adaptée à votre activité et aux salariés concernés.
Voir les formations risque chimiqueInfos
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