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Le SST, qu'est ce que c'est ?

Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) est formé pour intervenir dans les toutes premières minutes d’un accident. Mais aussi pour agir au quotidien sur les risques présents dans l’entreprise.

Un rôle discret, mais central, dans toute stratégie de prévention.


Et ce n’est pas un hasard si ce dispositif est largement déployé : selon l’INRS, plus de 4,5 millions de salariés étaient titulaires d’un certificat SST en 2023. Un chiffre en constante progression, preuve que les entreprises misent de plus en plus sur cette compétence de terrain pour sécuriser leur activité.


Alors, à quoi sert concrètement un SST ? Est-ce obligatoire d’en avoir dans votre entreprise ? Qui peut le devenir ? Et comment se passe la formation ?


Que vous soyez dirigeant, salarié ou en charge de la sécurité, vous êtes au bon endroit pour obtenir des réponses claires, fiables et à jour.

Résumé de l'article
Cet article a été rédigé à partir de sources officielles, notamment les documents de référence publiés par l’INRS.
Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) est un salarié formé pour intervenir rapidement en cas d’accident et prévenir les risques professionnels. Obligatoire dans certaines situations (article R4224-15 du Code du travail), il est certifié après 14 heures de formation en présentiel, avec un recyclage tous les 2 ans. Ouverte à tous, la formation SST est encadrée par l’INRS et accessible partout en France via des organismes habilités.



SST : que signifie ce sigle, et quel est son vrai rôle ?

Le SST, c’est le Sauveteur Secouriste du Travail. Un salarié volontaire et formé pour intervenir rapidement en cas d'accident… mais aussi pour prévenir les risques avant qu’ils ne surviennent.

Selon la définition officielle de l’INRS :

Définition officielle : Le Sauveteur Secouriste du Travail (SST) est un salarié de l’entreprise, volontaire ou désigné, formé pour intervenir efficacement face à une situation d’accident du travail, mais également pour contribuer à la prévention des risques professionnels.

Autrement dit, un SST n’est pas qu’un “secouriste” occasionnel : il agit aussi au quotidien pour éviter que les accidents ne se produisent.


Les deux piliers du rôle du SST

La mission du SST repose sur deux grands axes :

  • Intervenir efficacement en cas d’accident, pour porter les premiers secours à un collègue blessé, en attendant les professionnels du SAMU ou des pompiers ;
  • Agir au quotidien pour la prévention des risques professionnels, en repérant les situations dangereuses et en contribuant à les corriger.

Autrement dit, le SST est à la fois un acteur du secours et un relais de la politique de sécurité de l’entreprise.


Une initiative née d’un besoin de terrain

Le dispositif SST n’est pas né par hasard. Il a été conçu par l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) dans les années 1970. À l’époque, face au nombre élevé d’accidents du travail, l’objectif était clair : rapprocher les compétences de secours du lieu où les accidents surviennent, autrement dit… l’entreprise elle-même.

L’INRS a donc mis en place une formation structurée, standardisée, pensée pour être diffusée à grande échelle dans tous les secteurs. Cette approche a rapidement trouvé sa place dans les politiques de prévention des risques, au point de devenir aujourd’hui une référence nationale.


Les responsabilités du SST en milieu professionnel

Le SST ne se contente pas d’agir en cas d’accident : il joue un rôle actif, au quotidien, dans la sécurité de ses collègues. Son action s'inscrit dans deux grands domaines : l’intervention d’urgence et la prévention des risques.


Intervenir rapidement en cas d’accident

En cas de chute, d’étouffement, de saignement important ou de malaise, le SST est formé pour :

  • sécuriser la zone d’intervention,
  • évaluer l’état de la victime,
  • alerter les secours,
  • appliquer les gestes de secours adaptés (compression, PLS, massage cardiaque…).

Son objectif : éviter l’aggravation de l’état de la victime en attendant les professionnels du SAMU ou des pompiers.


Prévenir les risques professionnels

Le SST est aussi un acteur de la prévention dans l’entreprise. Il repère les situations dangereuses (sol glissant, matériel défectueux, mauvaises postures…) et peut :

  • alerter sa hiérarchie,
  • proposer des actions correctives simples,
  • participer aux échanges sur les conditions de travail,
  • sensibiliser ses collègues à la sécurité.

Son regard est précieux pour améliorer les pratiques et éviter les accidents du quotidien.


SST et Code du travail : obligations et responsabilités

La présence de Sauveteurs Secouristes du Travail (SST) dans une entreprise ne relève pas simplement du bon sens ou d’une démarche volontaire. Elle répond à des exigences légales précises, encadrées par le Code du travail. Et dans certains cas, elle est strictement obligatoire.


Une obligation réglementaire dans certaines situations

Le Code du travail, à l’article R4224-15, précise :

Code du travail – Article R4224-15 : “Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :
– chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;
– chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.”

Cela signifie que, dans ces configurations, l’employeur est tenu par la loi de former au moins un salarié au dispositif SST.

Cette formation est pensée pour le monde professionnel, avec une prise en compte des risques réels sur site, des consignes internes et des responsabilités collectives. Le SST n’est pas un “secouriste civil déplacé en entreprise” : c’est un salarié préparé à agir dans son environnement de travail.

Évaluer les besoins de l’entreprise avec le médecin du travail

En dehors des cas strictement obligatoires, l’employeur doit déterminer, avec l’appui du médecin du travail, le nombre de SST nécessaires. Cette évaluation repose sur :

  • les effectifs,
  • la nature des activités,
  • le niveau de risque,
  • les plages horaires de travail,
  • et la répartition des sites ou des équipes.

En résumé

Aucun quota de SST n’est imposé par la loi de manière générale. Il revient à l’employeur, avec l’appui du médecin du travail, d’évaluer le nombre nécessaire en fonction des risques, de l’organisation et des effectifs.

Certains cas particuliers rendent toutefois la présence de SST obligatoire : par exemple, dans les chantiers du BTP de plus de 20 travailleurs pendant plus de 15 jours avec travaux dangereux (article R4532-12), ou dans des environnements à risque comme les sites Seveso, les zones ATEX ou les postes en travail isolé.

Il est donc fortement recommandé de disposer d’un nombre suffisant de SST, bien répartis dans l’entreprise, pour garantir une intervention rapide, y compris en cas d’absence ou de multi-sites.

En cas d'accident : la responsabilité de l'employeur peut être engagée

Ne pas disposer de personnel formé au SST dans une situation à risque peut constituer un manquement à l'obligation de sécurité. En cas d'accident grave, cela peut même aboutir à la reconnaissance d'une faute inexcusable de l'employeur, avec des conséquences lourdes sur le plan juridique et financier.


Exemple – Cour de cassation, chambre sociale, 8 octobre 2002 (n°00-21.634)

Un salarié victime d’un malaise cardiaque sur son lieu de travail n’a pas reçu les premiers secours dans des délais suffisants. Aucun membre du personnel n’était formé au secourisme. La faute inexcusable de l’employeur a été reconnue, au motif qu’il n’avait pas pris les mesures nécessaires pour permettre une intervention rapide.

Ce que dit la Cour : L’employeur a une obligation de sécurité de résultat. Il doit anticiper les situations d’urgence et former le personnel pour y faire face.



Derrière la formation SST : des compétences très concrètes

Maintenant que vous connaissez le rôle et les obligations liées au SST, une question se pose : que contient réellement la formation ? Voici ce qu’un salarié apprend pour agir efficacement, du premier secours à la prévention sur le terrain.


Objectifs pédagogiques définis par l’INRS

La formation SST s’appuie sur un programme officiel validé par l’INRS. Elle a pour objectif, selon le document de référence.

« De permettre au salarié de porter secours à toute victime d’un accident du travail ou d’un malaise, mais aussi d’être acteur de la prévention dans son entreprise. »
(INRS, Document de référence SST, v7 – Janvier 2023)

Le stagiaire développe donc des compétences d’analyse, de décision et de mise en œuvre, centrées sur son environnement professionnel et les risques qui y sont associés.


Deux axes au cœur du programme SST

Le référentiel de l’INRS structure la formation autour de deux grandes compétences professionnelles.

Compétence Contenu de la formation
Intervenir face à une situation d’accident de travail Le salarié apprend à sécuriser, analyser et intervenir. Cela inclut :
  • la protection (éviter un sur-accident),
  • l’examen de l’état de la victime,
  • l’alerte (transmission claire et rapide aux secours),
  • l’action de secours (compression, PLS, massage cardiaque, défibrillation…).
Contribuer à la prévention des risques professionnels Le SST devient un relais de terrain pour :
  • repérer les dangers,
  • comprendre les mécanismes d’accident,
  • proposer des mesures simples pour supprimer ou réduire les risques,
  • intervenir dans le respect de l’organisation et des procédures internes.

Ces deux blocs sont indissociables : un SST doit savoir réagir ET anticiper, en lien direct avec son activité et les spécificités de son poste.


Organisation et durée

La formation SST initiale dure 14 heures, réparties en général sur 2 jours consécutifs. Elle est dispensée exclusivement en présentiel, conformément aux exigences de l’INRS.

« La formation SST ne peut en aucun cas être organisée à distance. »
(INRS, Document de référence – Dispositif Sauvetage Secourisme du Travail, version 7 – janvier 2020, p.14)

Évaluation et certification

L’évaluation des acquis est réalisée en continu selon une grille d’évaluation standardisée, fournie par l’INRS. Elle repose sur :

  • des mises en situation simulées,
  • l’analyse de cas pratiques,
  • des échanges oraux avec le formateur.

En cas de validation, le participant obtient le certificat SST, valable 24 mois, reconnu dans toutes les entreprises, quel que soit le secteur d’activité.

Délivrée sous l’autorité de l’INRS, la certification SST est nominative : elle suit le salarié même en cas de changement d’entreprise.

Pour rester valide, un recyclage (MAC SST) doit obligatoirement être effectué tous les 2 ans.


Qui peut suivre une formation SST ?

La formation SST s’adresse à tout salarié volontaire ou désigné par son employeur, quels que soient son poste, son niveau d'études ou son ancienneté. Elle est ouverte à tous et s’adapte aux différents secteurs d’activité, du BTP à l’industrie, en passant par les bureaux, les collectivités, la logistique ou encore la santé.


Publics concernés

Selon l’INRS :

« Tout salarié peut devenir SST, sans exigence de diplôme, d’expérience ou de fonction. »
(INRS – Document de référence SST, v7 – Janvier 2020)

La formation est particulièrement recommandée pour :

  • les salariés exposés à des risques identifiés (machines, produits chimiques, manutention, etc.) ;
  • les personnels de terrain ou isolés ;
  • les équipes en horaires décalés ou sur plusieurs sites ;
  • les représentants du personnel, membres du CSE, animateurs QHSE, encadrants de proximité ;
  • tout salarié volontaire souhaitant contribuer à la prévention dans son entreprise.

Conditions d’accès

Aucun prérequis n’est exigé pour accéder à la formation SST. Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà suivi une autre formation de secourisme (comme le PSC1).
L’accès est :

  • libre pour tout salarié volontaire, avec accord de l’employeur,
  • ou proposé dans le cadre du plan de développement des compétences.

Le salarié peut être désigné par son employeur, notamment si la configuration du poste ou du site l’exige (article R4224-15 du Code du travail).

Code du travail – Article R4224-15

Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :

  • chaque atelier où sont accomplis des travaux dangereux ;
  • chaque chantier employant vingt travailleurs au moins pendant plus de quinze jours où sont réalisés des travaux dangereux.

Les travailleurs ainsi formés ne peuvent remplacer les infirmiers.

Formation initiale et MAC SST

Un salarié peut suivre une formation SST initiale dès l’embauche ou plus tard, en fonction des besoins de l’entreprise. Il devra ensuite suivre un recyclage (MAC SST) tous les 24 mois, pour maintenir la validité de sa certification.


Accessibilité de la formation

Les formations SST doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap, dans la limite de la compatibilité avec les gestes techniques à réaliser.

« Dans tous les cas, il convient d’examiner la possibilité de certifier le candidat au cas par cas, en fonction de la nature du handicap, de sa capacité à réaliser les gestes, et de son niveau de compréhension. »
(Secourisme&Prévention au Travail, conditions d’obtention du SST pour une personne en situation de handicap, MAJ01/2022)

Les organismes de formation habilités par le réseau prévention doivent :

  • adapter les modalités pédagogiques si nécessaire,
  • s'assurer que les stagiaires disposent des capacités physiques suffisantes pour intervenir sans se mettre en danger,
  • proposer un aménagement raisonnable si besoin (temps, matériel, posture…).

Si les conditions de certification ne peuvent être remplies (gestes clés non exécutables), le formateur peut délivrer ce que l’INRS appelle un “avis de non-certification”, tout en reconnaissant que des compétences utiles ont été acquises.

Source officielle INRS – DR SST v7, p.17 :
« Le formateur peut établir un avis de non-certification pour un candidat ayant suivi la totalité de la formation, dès lors qu’il ne maîtrise pas l’une des compétences définies dans le référentiel. »

« Certaines personnes en situation de handicap peuvent ne pas être en mesure de valider toutes les compétences. Leur participation à la formation peut néanmoins être bénéfique pour elles-mêmes ou leur environnement de travail. »

Foire aux questions – Tout savoir sur le SST


Vous avez encore des interrogations sur le SST ? Voici les réponses claires et fiables aux points les plus fréquemment soulevés.

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