Nous utilisons des cookies pour vous fournir l'ensemble de nos services, notamment la recherche et les alertes. En acceptant, vous consentez à notre utilisation de ces cookies.
Choisir mes préférences

L’objectif de cet article est de vous proposer la liste complète des formations obligatoires en entreprise, mise à jour pour 2026, avec une approche utile et opérationnelle. Vous y trouverez :
Dans beaucoup d’entreprises, la formation obligatoire est perçue comme une liste figée : SST, incendie, CACES… et “c’est bon”. En réalité, c’est plus subtil, et c’est précisément ce qui crée des angles morts. Car le mot obligatoire recouvre deux réalités très différentes, que l’on confond souvent.
Certaines formations sont explicitement imposées par des textes : Code du travail, arrêtés, réglementation sectorielle. Elles concernent soit des fonctions précises (ex. élus CSE/SSCT), soit des contextes clairement définis (ex. chantiers à risque, transport de matières dangereuses), soit des domaines encadrés (ex. habilitation électrique).
Ces formations là ont souvent des caractéristiques communes :
Le Code du travail impose à l’employeur une obligation générale : former les salariés à la sécurité et s’assurer qu’ils maîtrisent les consignes adaptées à leur poste. Donc, dès qu’un salarié est exposé à un risque, la formation devient une mesure de prévention attendue, même si la formation ne porte pas un nom officiel ou une certification connue.
Références légales
L’obligation de former les salariés à la santé et à la sécurité repose sur plusieurs articles du Code du travail : L.4121-1 (obligation de prévention), L.4121-2 (principes généraux de prévention), L.4141-1 (obligation d’informer et de former les travailleurs) et L.4141-2 (formation pratique et appropriée à la sécurité, notamment à l’embauche, en cas de changement de poste ou de nouvelle technologie).
Quelques exemples :
vous introduisez une nouvelle machine → formation requise,
vous changez l’organisation (nouvelle ligne, nouveaux flux) → formation requise,
un salarié passe à un poste plus exposé → formation requise,
un produit chimique ou une procédure arrive → formation requise.
Et dans ces cas-là, ce n’est pas l’intitulé de la formation qui compte. C’est une question beaucoup plus froide, beaucoup plus concrète : Le salarié savait-il faire en sécurité ? Et pouvez-vous le prouver ?
Deuxième confusion : penser qu’une formation suffit parce qu’elle a été faite une fois.
Or, dans la réalité du terrain, les repères bougent sans cesse : la réglementation évolue, les équipements changent, les risques se transforment, les équipes se renouvellent, les contextes de travail varient d’un site ou d’un chantier à l’autre. Rien n’est figé.
C’est pour cela qu’on trouve souvent deux notions :
Même sans périodicité écrite noir sur blanc, la logique est simple : si le contexte a changé, la compétence doit être remise à niveau.
Troisième point de vigilance, très opérationnel : les obligations concernent aussi des profils qu’on “oublie” parfois dans les plans de formation.
Sont concernés, selon leur activité et leur exposition :
Sur le terrain, un contrôle ou une enquête post-accident ne demandera pas “quel contrat avait-il ?”
On vous demandera plutôt : Était-il formé ? Était-il autorisé ? Était-il encadré ?
Enfin, il y a un changement de fond : 2026 marque une accélération de la traçabilité. Le sujet n’est plus seulement de former : il faut pouvoir démontrer que l’on a formé, correctement, au bon moment, les bonnes personnes.
C’est exactement l’esprit des évolutions récentes : davantage de suivi, plus de preuves, plus de cohérence entre :
C’est pour cela que dans la suite de l’article, on ne se contente pas d’une liste : on vous donnera aussi les fréquences, les recyclages, et les preuves à conserver.
Si vous ne deviez garder qu’une seule partie de cet article, ce serait celle-ci.
Parce que la difficulté, en France, ce n’est pas de savoir que “la formation est obligatoire”. Tout le monde le sait. La difficulté, c’est de savoir lesquelles, pour qui, à quel moment, avec quel recyclage, et surtout quelles preuves conserver pour éviter que la conformité ne repose sur la mémoire d’un tableur oublié.
Le tableau ci-dessous propose une lecture simple et exhaustive : un socle commun, puis des obligations qui s’ajoutent selon les postes, les risques, les équipements et les secteurs.
À retenir
Certaines formations ont une périodicité définie par les textes (ex. recyclage tous les 5 ans), d’autres relèvent d’une obligation générale : former "chaque fois que nécessaire", notamment en cas de changement de poste, d’équipement ou d’organisation.
Dans tous les cas, le principe reste le même : vous devez former, et pouvoir le prouver.
| Formation / obligation | Qui est concerné ? | Quand la réaliser ? | Recyclage / fréquence | Preuve à conserver | Observations |
|---|---|---|---|---|---|
| Accueil sécurité / formation sécurité au poste | Tous les salariés (y compris intérimaires, alternants) | À l’embauche, changement de poste, reprise après absence | À chaque évolution du poste/des risques | Trace écrite + support/consignes | Obligatoire par principe général |
| Incendie : consignes + évacuation | Tout établissement | Dès prise de poste + organisation interne | Exercices réguliers (souvent semestriels) | Registre sécurité / PV exercices | Renforcer si ERP / risques élevés |
| Équipier de première intervention (EPI) / extincteurs | Personnel désigné / selon risques | Avant la prise de fonction | Recommandé tous les 1–2 ans | Attestation | Très attendu en cas de sinistre |
| SST (Sauveteur Secouriste du Travail) | Obligatoire dans ateliers “travaux dangereux” + certains chantiers | Dès activité à risque | Maintien des compétences conseillé tous les 2 ans | Certificat SST + registre | Souvent demandé par assureurs / donneurs d’ordre |
| CSE / SSCT (formation des élus) | Membres CSE / CSSCT | À la prise de mandat | Renouvellement à chaque mandat (durée réduite) | Attestation | Durée encadrée (5 jours initial) |
| Référent harcèlement sexuel | Référent CSE ; + référent employeur >250 salariés | Dès désignation | Recommandé : mise à jour régulière | Attestation | Obligatoire de désigner ; former = fortement attendu |
| Non-discrimination à l’embauche | Entreprises ≥300 salariés + recruteurs | Dans les 5 ans | Tous les 5 ans | Attestation | Obligation légale spécifique |
| Habilitation électrique | Électriciens + non-électriciens exposés | Avant toute intervention | Reco souvent 3 ans | Titre d’habilitation + formation | Très sensible en cas d’accident |
| Autorisation de conduite / CACES (chariots, nacelles, engins) | Conducteurs d’équipements | Avant conduite autonome | Reco : 5 ans (selon CACES) | CACES + autorisation | Doit être cohérent avec aptitude médicale |
| Travail en hauteur / échafaudages | Salariés concernés | Avant intervention | Reco 3–5 ans / selon changement | Attestation | Obligatoire dès exposition au risque |
| Risque chimique / FDS / CMR | Salariés exposés | Avant exposition | Mise à jour selon produits / procédés | Attestation + traçabilité | Obligations renforcées pour CMR |
| Amiante (SS4 / SS3 selon activité) | Salariés intervenant sur matériaux amiantés | Avant intervention | Recyclage encadré (selon réglementation) | Certificat + registre | Très contrôlé, très sensible |
| AIPR (réseaux) | TP / chantier à proximité réseaux | Avant intervention | Validité 5 ans | Attestation AIPR | Obligatoire en travaux publics |
| HACCP / hygiène alimentaire | Restauration | Avant ouverture/activité | Pas de périodicité légale stricte | Attestation | Obligatoire (au moins 1 personne formée) |
| Permis d’exploitation | Débits de boissons / restauration avec alcool | Avant exploitation | Valable 10 ans | Attestation + permis | Recyclage obligatoire |
| FIMO / FCO | Conducteurs transport pro | Avant conduite pro | FCO tous les 5 ans | Carte qualification + attestations | Transport routier |
| ADR | Conducteurs transport matières dangereuses | Avant transport | 5 ans | Certificat ADR | Très encadré |
| ATEX (si zones explosibles) | Salariés exposés | Avant accès / intervention | Mise à jour selon évaluation | Attestation | Obligatoire si DRPCE / zones ATEX |
| Risque biologique | Santé, labo, nettoyage spécifique | Avant exposition | Mise à jour selon risques | Attestation | Important en médico-social |
Sur le papier, le Code du travail s’applique à tout le monde. Dans les faits, il y a deux réalités :
C’est pour cela que la question “quelles formations sont obligatoires ?” a rarement une réponse universelle. Elle dépend énormément du secteur. Un restaurant n’a pas les mêmes obligations qu’un entrepôt. Un chantier ne fonctionne pas comme un bureau. Et un établissement de santé cumule des contraintes très spécifiques.
Ci-dessous, vous trouverez une lecture par grands secteurs, avec les formations très fréquemment obligatoires (ou attendues car directement liées aux risques du métier).
Important
Selon vos métiers exacts, d’autres obligations peuvent s’ajouter. La règle reste la même : dès qu’un risque est identifié dans le DUERP, il doit être traité, et la formation fait partie des mesures attendues.
Le secteur du bâtiment et des travaux publics présente un taux d’accidents du travail nettement plus élevé que la moyenne des autres activités, environ 56 accidents pour 1000 salariés contre 34 toutes branches confondues (ameli.fr, chiffres 2023). Comprenez qu'un salarié du BTP a statistiquement 1,5 fois plus de risques d’être victime d’un accident du travail qu’un salarié d’un autre secteur.
Dans l’industrie, les obligations se jouent moins sur “le nombre de formations” que sur un point : la cohérence poste / risque / habilitation. L’erreur classique ? Former une fois, puis laisser les salariés intervenir sur des équipements modifiés ou sur des produits nouveaux sans mise à jour.
Dans la logistique, le cœur de l’obligation tourne autour de la circulation sur site, de la conduite d’engins, de la manutention manuelle et des interactions à risque entre caristes et piétons. Ces enjeux, omniprésents dans les entrepôts et plateformes de distribution, imposent une vigilance constante sur les autorisations de conduite, les formations sécurité au poste, les règles de circulation interne… et leur bonne compréhension par l’ensemble des équipes, qu’elles soient permanentes, intérimaires ou sous-traitantes.
En restauration, le grand classique est connu, la formation HACCP. Mais en réalité, de nombreuses obligations découlent directement des conditions de travail sur le terrain : risques de brûlures, incendies liés aux friteuses, manutention répétée, coupures en cuisine, rythmes soutenus et fatigue physique. Autant de facteurs qui rendent indispensable une approche élargie de la prévention, incluant à la fois la sécurité alimentaire et la sécurité des personnes.
Dans le secteur de la santé, la prévention vise autant la sécurité des patients que celle des professionnels. Les obligations prennent souvent une forme particulière : nombre de formations sont intégrées aux parcours internes, portées par les directions qualité ou les référents hygiène. Mais cette intégration ne les rend pas facultatives pour autant. Au contraire, elles sont fortement attendues lors des audits qualité, des contrôles de l’ARS, ou des visites de certification.
Le tertiaire donne parfois l’impression d’être “hors champ”. Pourtant, les obligations transversales s’appliquent entièrement. Et de nouveaux risques, plus modernes, montent en puissance : cyber, données, IA, harcèlement.
L'essentiel à retenir
Le socle est obligatoire pour tous. Le reste dépend de vos risques, de vos équipements et de vos secteurs. Pour construire un plan de formation réglementaire solide, partez du DUERP, identifiez les postes exposés, listez les formations par risque et par secteur, suivez les recyclages, et conservez une preuve exploitable.
Pendant longtemps, la conformité formation se résumait à un principe simple : “former quand il le faut, archiver les attestations”. En 2026, ce modèle devient insuffisant. Non pas parce que les obligations historiques disparaissent, au contraire, mais parce que trois évolutions transforment profondément la manière de gérer la formation obligatoire en entreprise :
On passe donc d’un pilotage “au fil de l’eau” à un pilotage structuré, justifiable, traçable.
C’est probablement l’évolution la plus structurante.
Le Passeport de prévention est un outil numérique mis en place par le ministère du Travail pour centraliser les attestations de formation en santé et sécurité au travail. Il permet de garder une trace des formations suivies par chaque salarié tout au long de sa carrière, même en cas de changement d’employeur.
Où en est le Passeport de prévention ?
Depuis avril 2025, les organismes de formation peuvent y déclarer certaines formations en santé et sécurité. Les employeurs, eux, auront accès à leur espace déclaratif à partir de mars 2026. L'ouverture aux salariés est prévue au 4ᵉ trimestre 2026. L’objectif sera de centraliser les attestations pour éviter les pertes, fluidifier les contrôles et renforcer la traçabilité des compétences sécurité.
Ce n’est pas une nouveauté en droit, mais une évolution très nette dans les pratiques.
L’obligation de former est inscrite depuis longtemps dans le Code du travail (articles L.4121-1, L.4141-1), et la traçabilité est implicitement attendue. Ce qui change en 2026, c’est l’intensité du contrôle par des acteurs tiers : assureurs, auditeurs, donneurs d’ordre exigent désormais des preuves structurées, pas juste une attestation volante.
La preuve devient le nerf de la conformité, même hors inspection du travail. Résultat, les entreprises s’équipent : registre de formation, matrice compétences-risques, calendrier de recyclages, archivage systématique. On passe de la bonne volonté à une logique de système documenté, calquée sur les exigences ISO ou RSE.
Gérez simplement vos formations obligatoires
Grâce à l’Espace Entreprise, vous centralisez tous vos salariés, leurs besoins et leurs réservations, suivez les recyclages, archivez les preuves… et pilotez la conformité de vos formations sans friction. Un outil gratuit, pensé pour les RH, déjà adopté par des milliers d’entreprises.
C’est la nouveauté la plus “2026”.
Le règlement européen sur l’IA (AI Act) introduit une logique simple mais puissante : dès lors que vous utilisez des systèmes d’IA dans votre activité, vous devez vous assurer que les personnes concernées ont un niveau suffisant de compréhension.
Ce n’est pas une obligation “à la française” avec un titre de formation figé, mais une obligation de résultat : former et sensibiliser vos équipes à l’usage de l’IA devient une exigence de conformité.
Ce sujet est en train de devenir l’équivalent moderne d’une “formation sécurité” : au départ recommandée… puis progressivement incontournable.
Même sans être directement concerné par des obligations type NIS2, la cybersécurité est déjà devenue un standard de prévention. En 2026, la quasi-totalité des incidents graves (rançongiciel, fuite de données, fraude) ont un point commun : l’humain.
Ce n’est pas toujours légalement obligatoire, mais c’est de plus en plus, attendu par les partenaires, exigé contractuellement et indispensable pour la résilience.
En toile de fond, la filière formation connaît un durcissement des exigences :
Pour l’entreprise, cela a deux impacts en 2026 :
Ce qu’il faut retenir
En 2026, la gestion des formations obligatoires repose sur trois piliers : traçabilité, preuve, pilotage.
Passeport de prévention : centralisation nationale des attestations, accès employeurs prévu en mars 2026.
Contrôle renforcé : les audits internes et externes exigent des justificatifs clairs et exploitables.
AI Act & cybersécurité : de nouveaux sujets de conformité émergent, liés aux usages numériques.
Qualité formation : les organismes et les preuves sont désormais scrutés de près.
Infos
Trouver le bon CACESComprendre l'habilitation éléctriqueMentions légalesConditions d'utilisationNous utilisons des cookies pour vous fournir l'ensemble de nos services, notamment la recherche et les alertes. En acceptant, vous consentez à notre utilisation de ces cookies.
Choisir mes préférences